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Le dual n-back augmente bien la mémoire de travail

Internet Actu - jeu, 02/11/2017 - 11:30

Cela fait maintenant plusieurs années qu’un exercice cognitif, le dual n-back – qui consiste à être soumis à des stimulis visuels et auditifs pour voir s’ils se répètent – possède la réputation d’être le seul type d’entraînement capable de réellement augmenter certaines capacités cognitives. Cela a même été confirmé chez des enfants… Et la nouvelle étude de la John Hopkins University va dans le même sens…

Dans cette expérience, les chercheurs ont avant tout cherché à comparer deux exercices d’amélioration cognitive bien connus : d’un côté le dual n-back, donc, et de l’autre le « complex span », une tâche qui consiste à se rappeler de différents éléments alors que des distractions empêchent le joueur de se concentrer.

Les chercheurs ont donc utilisé trois groupes : l’un utilisant le dual n-back, le second le « complex span » et le troisième bien sûr faisant office de groupe témoin et n’ayant rien à faire de spécial.
L’équipe a tout d’abord mesuré, grâce à des tests cognitifs et l’EEG, les caractéristiques mentales de chacun des participants. Ensuite, ceux-ci ont eu un mois pour s’entraîner avec la tâche qui leur avait été assignée, à raison d’une séance de 30 minutes 5 fois par semaine.

Le résultat a été largement en faveur du dual n-back : les participants ont montré une augmentation de 30 % de leur mémoire de travail, par rapport à ceux qui avaient pratiqué le « complex span ». De plus, les usagers du n-back ont montré un accroissement de l’activité du cortex préfrontal après ce mois d’entraînement. Le cortex préfrontal est corrélé à nos capacités de décision et de planification.

Reste à comprendre ce qui se passe vraiment, et pourquoi cela marche. Sur ce point, on est encore largement dans le noir.

Pour le docteur Susan Courtney, co-auteure de l’étude :
« La plus grande leçon à retenir, c’est que l’entraînement intensif renforce la cognition et le cerveau, mais nous ne comprenons toujours pas pourquoi ni comment… nous ne pouvons pas nous précipiter sur un jeu vidéo et espérer que cela guérira tous nos problèmes cognitifs. Nous avons besoin d’interventions plus ciblées. »

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Facebook est-il devenu incontrôlable ?

Internet Actu - jeu, 02/11/2017 - 06:00

Courrier international (@courrierinter) a eu la bonne idée de traduire l’excellent article de Max Read (@max_read) pour le New York Magazine (@NYMag) qui montre comment FB échappe à son créateur. A l’heure où FB est sommé de s’expliquer devant le Congrès américain sur les ingérences publicitaires russes dans l’élection de Donald Trump, Read décortique les publications de Mark Zuckerberg où il a présenté les enjeux de FB pour mieux en souligner les contradictions. Ainsi, remarque-t-il, quand Zuckerberg annonce qu’il va rendre les publicités politiques plus transparentes, l’entreprise présente ses nouveaux outils marketing permettant de cibler les utilisateurs de FB passant en magasin pour mieux les harceler de publicités.

Read pointe une à une les contradictions de l’ogre FB, qui assure, désormais, comme le ferait un État ou une Organisation non gouvernementale, « veiller à garantir l’intégrité des élections ». John Lanchester pour la London Review of Books (LRB) rappelait très bien dans un article au vitriol, que derrière les belles annonces promotionnelles visant à « connecter le monde entier », FB était d’abord conçu pour récupérer des données sur les utilisateurs et les vendre à des annonceurs. Pour Lanchester, Facebook est « sans boussole morale ».

Pour Read, la tournée de Zuckerberg à travers les États-Unis ressemble plus à une introspection qu’à une précampagne présidentielle : elle reflète plus les hésitations de Zuckerberg face au fléau des Fake News et à la démultiplication des dénonciations de l’inaction de FB face aux problèmes qui minent le réseau social. L’un des rares engagements de FB pour contrer la désinformation, à savoir le lancement d’un outil de vérification des faits, lancé en mars 2017 à titre expérimental avec des médias, présenté comme une arme décisive dans cette lutte, se révèle inutile. C’est en tout cas ce que souligne une étude de l’université de Yale, relayée par Policito qui montre que pour les utilisateurs, tout ce qui ne serait pas tagué comme fausse information serait par défaut véridique. Pas sûr que ce soit une solution pour améliorer le discernement effectivement (voir « Bulle de filtre et désinformation : Facebook, une entreprise politique ? » et « Peut-on répondre à la désinformation ? »).

L’échec de cette tentative d’autorégulation, redonne de la valeur au fait d’agir sur le modèle économique même de FB pour remédier au problème, comme le soulignait Quartz.

L’enquête du Congrès en tout cas change la donne. Non pas que les 100 000 dollars de publicités achetés par le gouvernement russe aient vraiment pu changer la donne (cela aurait été circonscrit à 3000 annonces ayant touché environ 10 millions d’Américains – bien moins que les millions de dollars dépensés par les candidats Américains eux-mêmes en publicité sur les réseaux sociaux), mais elles montrent que l’autorégulation dont se glorifiait FB ne fonctionne pas. Read rappelle que FB a d’abord nié avoir vendu de la publicité aux Russes, avant de le reconnaître, puis de dire au Congrès qu’il ne pouvait pas révéler plus d’information, avant d’obtempérer et de livrer des données face à la menace d’un mandat de perquisition. Pour Tim Wu (@superwuster), professeur de droit à l’université de Columbia et auteur des Marchands d’attention, la solution est d’obliger FB à lever le voile sur ses pratiques publicitaires et d’interdire l’achat de publicité à caractère politique par un gouvernement étranger. Au Congrès, les démocrates souhaitent que les publicités en ligne soient désormais encadrées. D’autres aimeraient même imaginer un démantèlement sur le modèle de Bell, sans savoir très bien comment diviser l’empire FB. Ce qui est sûr, souligne Tim Wu, c’est que FB profite d’un environnement très très peu réglementé.

Et Read de conclure en rappelant un épisode assez oublié de FB : celui où, entre 2009 et 2012, les internautes pouvaient voter pour faire évoluer la politique du site. Peu le faisaient, le système favorisait plutôt la quantité que la qualité des contributions… ce qui explique que FB l’a donc abandonné. Reste que c’était peut-être encore une époque où FB était à l’écoute de ses utilisateurs. « FB était devenu trop grand, et ses membres trop complaisants, pour la démocratie », conclut Max Read.

En attendant, devant la commission du Congrès, FB a concédé qu’elle devait faire des efforts pour mieux identifier les annonceurs, ses vrais clients, ceux dont nous sommes le produit, rapporte Le Monde.


Image : Buzzfeed vient de publier une infographie montrant comment FB divisait ses utilisateurs Américains en 14 segments politiques issus de 5 grandes tendances, pour les proposer aux annonceurs politiques (une segmentation qui ne serait plus disponible aux annonceurs actuellement, mais qui l’a été durant la campagne présidentielle américaine).

MAJ : Le New York Times, quant à lui, a invité plusieurs experts à donner leur avis sur comment réparer FB. Pour Jonathan Albright, directeur de la recherche du Tow Center for Digital Journalism de l’université de Columbia, FB ne devrait pas prioriser les réactions dans le fil d’information et limiter la recommandation émotionnelle. Pour Eli Pariser, l’auteur de la Bulle de filtre, Fb devrait s’ouvrir aux chercheurs et changer ses critères de mesure pour mieux prendre en compte l’impact de l’information sur le temps long. Ellen Pao de Reddit, elle invite les dirigeants de FB à introduire de la diversité dans son équipe et à se doter de principes d’ordre journalistique. Quant à Tim Wu, il invite FB à devenir une ONG.

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#ET13 : jette ton app, plus personne ne l’utilise

Blog e-tourisme - mar, 31/10/2017 - 07:57

Un petit billet pour vous donner à revoir un bon moment des #ET13 en ce jour un peu tranquille pour beaucoup.

Il s’agît de l’intervention de Fred Cavazza dont la première slide est parlante : « oubliez les applications et soignez plutôt votre écosystème mobile!« 

Dans son intervention, le spécialiste du web démontre le peu d’intérêt d’éditer une application pour le tourisme : e, france, un possesseur de smartphone utilise moins de dix applications par jour « et surtout pas la votre »! Pour se faire une place sur les plateformes Androïd ou Appstore, c’est mission impossible. 

ET13 – C1 – Fred Cavazza – Ecosystème mobile de Rencontres Nationales du etourisme institutionnel

 

Soignez l’écosystème

Pour Fred Cavazza, il faut avant tout éditer un site « mobile friendly », qui est satisfaisant dans la plupart des cas, mais surtout soigner un écosystème en définissant une stratégie de présence sur le parcours client de l’utilisateur de smartphone. Et là, les possiblités d’intervenir sont nombreuses, comme le montre la diapositive ci-dessous

Pour revoir l’ensemble de la présentation de Fred Cavazza, en vidéo, en très bonne qualité, c’est ci-dessous.

Un conseil : branchez ça sur la TV, préparez-vous un thé, et regardez ça comme au cinéma, c’est un bon sujet pour un 31 octobre!

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