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Sensibilise tes visiteurs avant de les haïr !

Blog e-tourisme - mer, 06/09/2017 - 07:00

Le tourisme a la vie dure cette année… Comme l’ont relayé Jean-Luc et François il y a quelques jours dans nos colonnes, le tourisme de masse défraye la chronique ! Il faut dire que les problèmes sont nombreux face à ces volumes de visiteurs importants. Malheureusement, personne n’a de solution pour satisfaire tant les locaux qui se sentent envahis, que les visiteurs qui se sentent chez eux…

L’Islande a peut être trouvé la solution : sensibiliser

Pour tenter de faire changer son visiteur, quoi de mieux que de l’éduquer ? C’est le choix qu’a fait l’Islande, en publiant un serment. Souvenez-vous, l’Islande avait déjà fait parlé d’elle en responsabilisant les touristes à travers un site web et des contenus dédiés à la protection de la destination… l’Islande Academy.

Pour faire face à la hausse de fréquentation, cet été, l’île va plus loin en publiant un serment qui donne des conseils et incite au respect de l’environnement.

JE PROMETS D’ÊTRE UN TOURISTE RESPONSABLE. LORSQUE JE DÉCOUVRIRAI DE NOUVEAUX LIEUX,
JE LES QUITTERAI TELS QUE JE LES AI TROUVÉS. JE PRENDRAI DES PHOTOS À TOMBER, 
SANS Y LAISSER MA PEAU. JE SUIVRAI LA ROUTE QUI MÈNE À L’INCONNU, 
SANS JAMAIS SORTIR DES SENTIERS BATTUS. ME GARANT TOUJOURS LÀ OÙ J’EN AI LE DROIT. JE DORMIRAI À LA BELLE ÉTOILE,
DANS UN TERRAIN DE CAMPING. ET QUAND L’APPEL DE LA NATURE SE FERA SENTIR, 
JE N’Y RÉPONDRAI PAS SUR LA NATURE. JE SERAI PRÉPARÉ POUR TOUS LES TEMPS, 
TOUTES LES POSSIBILITÉS… TOUTES LES AVENTURES.

 

En 8 points, la charte rappelle les grands principes de respect des règles de sécurité, pollution, respect de la nature et respect des autres. En gros ça reste du bon sens !

La Ministre du Tourisme Þórdís Kolbrún R. Gylfadóttir (non non il ne s’agit pas de Guy Raffour !) s’est exprimée et a précisé : « Les personnes souhaitant visiter l’Islande ont envie d’être responsables. Toutefois, ils ne sont pas toujours conscients de ce que cela entraîne : nous voulons ainsi partager avec chacun quelques règles leur permettant de respecter et protéger nos paysages ».

Il faut dire que l’an dernier déjà, le gouvernement Islandais a souhaité mettre fin à la politique de TVA réduite dans le secteur du tourisme, ainsi la taxe passera de 11 % aujourd’hui à 21 % l’an prochain. De quoi freiner l’engouement touristique de l’île ? L’Islande devrait accueillir environ 1,7 millions de visiteurs d’ici la fin de l’année, pour une population locale de… 330.000 personnes !

Vous avez une âme éco-responsable ? Alors vous aussi, signez le « Serment Islandais » !

Et… pourquoi ne pas en faire autant chez nous ? Bon il est vrai qu’en matière d’éducation, les Français ont beaucoup à apprendre (en respect des règles aussi lol) mais c’est une démarche à la fois singulière et honnête. Mais c’est surtout notre rôle de professionnel du tourisme d’aider au développement économique de nos régions, mais surtout d’être fiers d’entendre parler toutes les langues dans nos rues. La gestion des flux touristiques incombe aux collectivités et aux Offices de Tourisme : créer de l’emploi tout en évitant tout sentiment d’invasion touristique… le débat ne fait que commencer !

En attendant je ne résiste pas à vous diffuser quelques images de l’Islande et la beauté de ses paysages, si vous avez 15 min devant vous, régalez-vous !

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Catégories: Veille et actualités

De la matérialisation des données

Internet Actu - mar, 05/09/2017 - 07:00

Paul Dourish (Wikipedia, @dourish) a signé au printemps aux Presses du MIT un court essai The Stuff of Bits (que l’on pourrait traduire d’une manière un peu cavalière par « La substance de l’information »), un livre qui s’intéresse aux impacts matériels de l’information numérique. Comment la simulation numérique, nos outils de modélisation et nos outils de travail façonnent-ils à rebours notre expérience ? Pour le professeur d’informatique et anthropologue, les arrangements matériels de l’information, c’est-à-dire la manière dont elle est représentée, dont elle est façonnée, dont on peut l’utiliser, ont une importance significative dans notre rapport à l’information. Comme le soulignait le philosophe Donald Schön, le design reflète notre conversation avec les matériaux. Dourish regarde comment le numérique impacte désormais nos modalités d’usage. Pour lui, « les matérialités de l’information reposent sur des propriétés et des formats qui contraignent, rendent possible, limitent et façonnent la façon dont ces représentations peuvent être créées, transmises, stockées, manipulées et mises à profit ». A la suite par exemple de Lev Manovich, il souligne combien la base de données est devenue la forme culturelle majeure du XXIe siècle (après le roman au XIXe et le film au XXe siècle).

Dourish prend de nombreux exemples pour explorer son idée. Il développe longuement par exemple les différentes façons de représenter une même image au format numérique, en observant les multiples manières de la coder : une image peut-être effectivement une image, mais également peut-être produite par un programme ou une itération. Reste que même dans le programme, des choses échappent à la représentation, comme ce peut-être le cas par exemple de la vitesse d’exécution d’un programme pour représenter cette image ou de la taille de la mémoire de l’ordinateur utilisé. Un programme est une série d’instructions, mais l’expérience qui résulte de son exécution, elle, n’est pas spécifiée par le programme. Or, bien sûr, la manipulation de cette image sera très différente selon la manière dont elle est codée. C’est bien à cette relation entre les formes et les possibilités que permettent les matériaux numériques que s’intéresse Dourish. Comment leurs affordances, c’est-à-dire leurs propriétés relationnelles, façonnent-elles nos pratiques ?

Du rôle du tableur dans les organisations

Dans son livre Dourish évoque longuement un exemple significatif qui permet de mieux saisir là où il souhaite nous emmener, ce qu’il estime qu’il nous faut désormais regarder avec attention. Il revient longuement sur ce qu’il appelle les « spreadsheet events » des réunions organisées autour de la projection de tableurs, comme elles se pratiquent dans de plus en plus d’entreprises – avec les « powerpoint events », plus anciens et plus documentés, qui sont des rencontres organisées autour de la présentation de documents projetés qui forment l’essentiel des réunions ou des conférences professionnelles – voir notamment « Les transformations de l’écosystème de l’information dans le monde du travail » ou « PowerPoint, voilà l’ennemi ! »).


Image : Exemple d’un « spreadsheet event » tiré d’un blog local américain – qui montre qu’il n’est pas si simple de trouver des images de ce type de pratiques pourtant courantes.

Les réunions spreadsheet ne sont pas vraiment des réunions Tupperware : ce sont des réunions de travail autour d’un écran qui projette un tableur dont l’accès est parfois partagé. Souvent utilisé pour travailler de manière collaborative autour d’un budget (avec toutes les limites que cela peut avoir, comme le faisait remarquer récemment Bjarte Bogsnes), le tableur est utilisé pour une multitude de raisons. C’est à la fois un artefact de coordination et d’archivage des décisions prises lors de l’événement. Dourish rappelle d’ailleurs l’importance de l’enchevêtrement des organisations et de leurs systèmes d’information : combien les « workflows » encodent les procédures, les processus et les règles d’organisation. Cet exemple permet à Dourish de poser des questions sur comment nos outils façonnent nos usages. « Comment la matérialité d’un spreadsheet – à la fois outils interactifs et systèmes de représentation – modèle, contraint et habilite la façon dont on travaille ? Comment projetons-nous notre travail dans la forme des tableurs ou comment avons-nous (ou pas) la main sur un ensemble de règles, de limites, de possibilité ou d’opportunités ? » Bref, comment les gens bricolent et s’approprient ces contraintes logicielles en pratique ?

Dourish souligne d’ailleurs la complexité d’action que permettent ces tableurs qui sont à la fois des grilles de cellules qui permettent des formes de regroupement et qui permettent d’activer certains contenus : c’est-à-dire que certains contenus ne sont pas fixés, mais calculés selon des formules via des données pouvant provenir d’autres cellules ou d’autres tableurs ou bases de données. C’est en cela que, malgré leur sécheresse apparente (des listes de chiffres le plus souvent), ces outils se révèlent commodes pour rendre visibles de la complexité comme du détail. Si la plupart de ces tableurs ne sont pas hautement dynamiques (assez souvent, la plupart des données ne sont pas calculées), ils permettent, alors qu’ils ne sont pas conçus pour cela, de générer de la planification d’activité ou de la priorisation d’activité, tout en facilitant le partage et d’information et de données.

Dourish insiste également sur les limites de ces outils (par exemple, la difficulté à manipuler des blocs non contigus) ou leur potentiel (la possibilité d’ajouter des données et de faire grandir le tableur). Bien souvent, souligne-t-il, le tableur sert de guide à la réunion : il révèle l’organisation elle-même, les participants discutant des données cellule après cellule, colonne après colonne… Le tableau spécifie ce qui est à l’ordre du jour et écarte tout ce qui n’apparaît pas sur le tableur. La distinction entre les données joue souvent comme une séparation des responsabilités – ce qui pose d’ailleurs des questions sur les responsabilités qui relèvent de ce qui n’est pas sur le tableur ou de ce qui est à l’intersection des données ou de leur calcul.

Dourish souligne aussi qu’il faut distinguer différents types d’objets dans les tableurs : on ne sait pas facilement par exemple si une donnée est une donnée directe – inscrite – ou dérivée, c’est-à-dire calculée – c’est-à-dire si un chiffre est un nombre ou le résultat d’une formule. Si le rôle du tableur semble de faire ressembler les données à un document papier où toutes les valeurs auraient le même statut, il faut saisir que ce n’est pas le cas, puisque ces données sont éditables et calculables, recomposables… Il souligne par là comment les usages que nous inventons depuis ces objets manquent de conception : un tableur n’a pas été conçu pour être le pilote de réunions. Si le côté dynamique de ces objets explique en grande partie leur utilisation, ce dynamisme par exemple créé des lacunes de fonctionnalités, comme le fait de ne pas pouvoir faire de recherche sur une donnée résultant d’un calcul dans un très grand tableau.

Enfin, il montre également que cet enregistrement d’activité est également un enregistrement d’accord : l’important devient ce qui est noté dans le tableau et non pas la discussion ou le calcul qui conduit à inscrire cette information. Pire, souligne-t-il, l’utilisation de tableurs comme outils de pilotage ou de budgétisation s’impose par reproduction. « Les documents deviennent des enregistrements ; les enregistrements deviennent des modèles : les modèles deviennent des routines ; les routines deviennent des processus. » Ces outils encodent et fixent des relations à la fois dans le tableur lui-même (cette cellule doit toujours être la moyenne des chiffres de cette colonne) comme entre les entités que ces chiffres recouvrent (ce budget et ce que ça implique doit toujours être le résultat de tel autre…).

Le développement de l’usage de ces outils, malgré leurs lacunes de conception, provient certainement du fait que ce sont des outils performatifs, qui permettent via le calcul, les formules et les liens entre les données d’être toujours à jour et de réaliser ce qu’ils énoncent. « L’usage de formules est une façon de montrer que le tableur continuera à faire son travail, même si son contenu change : c’est un moyen de produire de la stabilité dans une forme qui ne l’est pas. » Ces réunions qui consistent à éditer et mettre à jour ces tableurs soulignent que ce qui se joue ne tient pas seulement de la communication comme peuvent l’être les réunions powerpoint, mais bien de la délibération et que le document qui fixe la réunion n’est pas seulement produit, mais transformé par la réunion elle-même. Si les tableurs détrônent l’édition collaborative de documents textuels, selon Dourish, c’est parce qu’ils permettent de mieux rendre compte de la complexité des données et des interactions entre elles. S’ils détrônent le tableau blanc, c’est parce que les tableurs ont une vie avant et après la réunion, d’une certaine manière qu’ils doivent être vivants, dynamiques… Enfin, note encore Dourish, contrairement à ce qu’on pourrait penser, la plupart de ces séances utilisent un tableur non connecté à l’internet. Alors qu’un document partagé en ligne permet de maintenir des versions synchrones, les documents offline permettent d’avoir un point de contrôle qu’une seule personne ajuste selon les discussions.

Des conséquences de la matérialité du numérique sur nos usages

Cet exemple illustre assez bien l’ambition de Dourish. « Explorer comment le calcul devient un objet avec lequel les gens doivent lutter »… Comment le calcul façonne la forme des objets numériques, contraint nos interactions humaines elles-mêmes et créent de nouvelles structures d’interaction qui ne sont pas seulement numérique ou qui rétroagissent au-delà de leur caractère numérique ? L’exemple des tableurs et des bases de données pour la coordination de groupe montre comment les organisations passent d’une forme linéaire, narrative, à des formes profondément relationnelles. « La base de données est à la fois une forme de représentation et une forme effective ».

Force est pourtant de constater que hormis cet exemple – passionnant – Dourish ne parvient pas vraiment à cerner les enjeux de la matérialité de l’information. Les autres objets sur lesquels il pose son regard d’anthropologue ne sont pas aussi parlant et parfois trop techniques pour être facilement compréhensibles.

Reste que l’analyse qu’il livre sur comment les bases de données façonnent désormais le monde matériel – et inversement – pointe bien sûr leurs limites : « Si les organisations ne peuvent agir que sur les données dont elles disposent, alors les limites de leurs bases de données deviennent leurs contraintes d’action sur le monde. » Or, dans ce qui est projeté lors de ce type de réunion, les bases de données et les données demeurent bien souvent l’objet caché… La matérialité du numérique a donc des conséquences sur la façon même dont on communique, on partage et se connecte.

Comme il le souligne en conclusion, « les bits ne sont pas que bits. Certains comptent plus que d’autres. Certains arrangements de bits sont plus facilement manipulables que d’autres…(…) tout comme les systèmes numériques indo-arabes et romains, différentes représentations impliquent différentes conséquences pour les sortes de choses que l’on peut faire avec. » La rhétorique du « virtuel » suggère que le numérique serait indépendant des configurations et contraintes matérielles qui pèsent sur lui. Or, si le numérique dépend de grandes infrastructures matérielles, le numérique impose en retour des contraintes matérielles à ceux qui les utilisent. Les objets numériques ont des particularités propres et les systèmes de représentation qu’ils déterminent ont des manifestations directement matérielles. Et Dourish d’en appeler à mieux comprendre à la fois les pratiques culturelles et leurs manifestations techniques. Certes, il n’est pas le premier à le dire, à signaler les limites des intentions dans la production des systèmes numériques et leurs détournements ou leurs bricolages. Pour lui, il est nécessaire de prendre au sérieux la matérialité du numérique. Cette matérialité explique-t-il encore relève le plus souvent d’une « traduction », du passage d’une représentation à une autre. Bien souvent, on néglige l’aspect matériel de ces transformations, alors qu’elles sont éminemment importantes, comme le soulignait déjà Frédéric Kaplan en s’intéressant au fonctionnement du traducteur de Google, qui passe toujours par une traduction par l’anglais pour traduire d’une langue à une autre. Il invite d’ailleurs à parler plutôt de transduction pour parler de ce type de conversions, comme c’est le cas de notre voix transformée en signal électrique par l’usage du téléphone et réassemblé en sons à la fin, produisant une nouvelle production qui n’est pas qu’une simple copie. Le calcul n’est pas indépendant de ses manifestations matérielles insiste Dourish (« l’informatique ne concerne pas plus l’ordinateur désormais que l’astronomie ne concerne les télescopes« , disait le mathématicien Edsger Dijkstra), qui invite à refonder la science informatique en s’inspirant du Manifeste pour la pensée computationnelle (.pdf) de Jeanette Wing qui invitait déjà à changer de mode de pensée. Une conclusion hélas un peu convenue.

On aurait aimé que Dourish, plutôt que de se perdre parfois dans la dissection de la matérialité du réseau, évoque les succédanés de ces tableurs par exemple, comment les tableaux de bord de pilotage, comme les tableaux de bord urbains, les systèmes de visualisation de données, prolongent les effets qu’il pointe avec les « spreadsheets events ». On aurait aimé qu’il souligne d’autres exemples de simulations numériques, de virtualisation de la réalité (à l’image des bombes nucléaires américaines qui continuent d’évoluer alors qu’aucune n’est testée en situation réelle, mais uniquement par simulation numérique ce qui implique que leurs limites reposent désormais plus sur les capacités de calcul que sur leur niveau de radioactivité) en s’intéressant par exemple plus avant aux contraintes qu’imposent les formes de modélisation à la réalité. La conception d’armes nucléaires est devenue une science informatique, rappelle-t-il. Et c’est le cas de nombre de domaines des sciences de l’ingénieur. La réalité est façonnée par la modélisation que nous faisons du monde. D’où la nécessité de s’y intéresser toujours plus avant. De regarder toujours avec acuité l’enchevêtrement toujours plus complexe du numérique au reste du monde et sa matérialisation.

Hubert Guillaud

La question du rôle de la donnée, de son potentiel et de nos interactions avec elle sera au cœur de la 2e édition de la Data Literacy Conference organisée par la Fing – éditeur d’InternetActu.net – les 22 et 23 septembre 2017 à Aix-en-Provence. Paul Dourish ne fait pas parti des invités… mais bien des sujets qui y seront abordés permettront de mieux comprendre ce que façonne notre nouveau rapport aux données. Inscrivez-vous !

Catégories: Veille et actualités

Quand garer sa voiture à l’aéroport devient une expérience…

Blog e-tourisme - ven, 01/09/2017 - 07:00

Si l’économie de plateforme a massivement investi l’hébergement touristique (Airbnb, Abritel, Booking), le transport est un sacré vecteur de développement. On l’a vu avec Uber ou Blablacar. Puis les start-upers se sont intéressés parkings d’aéroport. Comment améliorer cette étape du voyage qui est toujours longue, peu intéressante et chère…

Je vous avais présenté il y a quatre ans (déjà!) Tripndrive qui propose de louer sa voiture contre un parking gratuit à l’occasion de son voyage en avion. Puis sont arrivés les Parkandtrip et autres Onepark qui ont ouvert des parkings à proximité des aéroports en instaurant un système de navette. Les tarifs se veulent un peu plus avantageux que ceux des aéroports. Là encore, la plateforme Internet permet de gérer inscription, paiement, etc.

Le dernier service que je viens de tester, c’est tout simplement le voiturier, avec l’étonnant BlueValet. L’idée de cette start-up bordelaise est simple comme bonjour : « nos voituriers accueillent les voyageurs dès leur arrivée au dépose-minute de l’aéroport ou de la gare et prennent en charge leur véhicule dans un parking privé et sécurisé, afin que ces derniers puissent directement aller prendre leur vol/train« .

100% de clients satisfaits?

J’ai testé le service, et j’ai été bluffé. Tout d’abord par le prix : 49 euros pour cinq jours à l’aéroport de Bordeaux, donc très compétitif. Le parcours client a été particulièrement bien imaginé : un devis immédiat sur le site suivi d’une inscription en deux clics. La veille du départ, un email est envoyé avec le numéro du téléphone du voiturier à contacter 15 minutes avant l’arrivée à l’aéroport. Ce numéro est re-confirmé le jour même par SMS.

A l’aéroport, une voie réservée permet de stopper sa voiture. Le voiturier aide à descendre les bagages, prend les clés, et souhaite bon voyage. Au retour, les confirmations de téléphone sont les mêmes. Il suffit de passer un coup de fil à la descente de l’avion pour retrouver ses clés, sa voiture et le sourire du voiturier devant la porte de l’aéroport.

C’est sans doute cette attention particulière à l’expérience utilisateur qui vaut à BlueValet un taux de 100% d’avis positifs (certes, c’est modéré avant publication…).

Après avoir fait de Bordeaux son laboratoire, la jeune start-up s’est installée dans plusieurs grands aéroports,  à Roissy-CDG, Nantes, Toulouse, Marseille, Nice, Aix-en-Provence et dans plusieurs gares. Avec à la clé une centaine d’emplois créés en 2017.

Ce qui me plait dans cette belle histoire, c’est la concrétisation de l’humatérialisation (relisez à ce propos l’article de Pierre qui date quand même maintenant de 4 ans…). Un support numérique qui permet d’accéder au marché pour l’entreprise et de faciliter la vie du client. Mais au final, le service est ce qu’il y a de plus humain avec le sourire de l’homme en bleu qui vous accueille devant la porte de l’aéroport…

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On déteste le tourisme !

Blog e-tourisme - jeu, 31/08/2017 - 08:00

Avec ce titre, dans le contexte actuel, vous vous dites: « allez, encore un sujet sur la fronde anti-touriste en Espagne… ». Perdu ! Tout d’abord, il ne s’agit pas de l’Espagne mais du Portugal, et, ensuite, je vais plutôt vous présenter un tour opérateur lusitanien qui ne manque ni d’originalité dans ses produits, ni d’audace dans sa communication. Son nom ? WE HATE TOURISM !

Et oui: chez We Hate Tourism au Portugal, ce ne sont pas les touristes que l’on déteste mais plutôt le tourisme de (bon) papa… Il suffit de se rendre sur leur très décalé site web pour se rendre compte du grain de folie qui habite les créateurs de cette boîte qui affiche une note de 5 étoiles sur Google avec 136 avis à ce jour (et 4.9/5 sur Facebook). On dirait bien que ça marche pour eux et, pour ma part, je pense aller les voir si je passe par Lisbonne ou Porto, les deux destinations couvertes pour l’instant.

Des circuits pour les fous

Bon, ce sont eux qui le disent et c’est exagéré, bien entendu, mais c’est illustratif du ton employé dans leur communication sur http://wehatetourismtours.com

Je trouve cette approche intéressante dans le sens où, et c’est le moins que l’on puisse dire, c’est radicalement différent de ce que l’on a l’habitude de voir. En passant, merci à l’ami Jean-Christophe Vanhalle, ANT du Luxembourg belge, de m’avoir envoyé ce lien.

L’accent est mis sur les expériences à vivre et tout est fait pour se démarquer du tourisme « traditionnel ». Pour peu, on aurait presque l’impression d’avoir affaire à des greeters… un peu foufous.
Voici d’ailleurs, et il y en a bien d’autres sur leur chaîne Youtube, une vidéo détaillant leur technique particulière pour se ravitailler en pâtisseries locales.

Des moyens de locomotion assez sympas…

Pour vos déplacements, We Hate Tourism propose différentes possibilités allant du 4X4 au…skateboard. Mais libre à vous de choisir le Van « pas du tout sûr ».

Et tant pis si vous vous perdez: ils comptent bien là-dessus !

Des photos délicieusement kitsch (ou quétaine pour nos amis du Québec)

On passe d’un extrême à l’autre sur ce site en ce qui concerne les visuels: de la photo de bobonne sur la plage avec son parasol Ola à une vue superbe de l’océan; on pourrait trouver cela absurde mais cela permet d’appuyer le côté décalé tout en ne négligeant pas la nécessaire séduction. Plutôt malin.

En tout cas, moi, c’est décidé, je m’en vais courir nu sur la plage, comme proposé !

Du reste, ça n’a pas l’air d’aller mal pour eux:

Encore une fois, on n’insistera jamais assez sur la nécessité de se démarquer tant dans les produits que dans la communication. Le consommateur est noyé par les sollicitations; sachons attirer son attention. La provoc a toujours marché; c’est un art délicat mais percutant.
À bientôt les amis.

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[Appel à contributions] Pratiques de la communication et Big data

Bretagne - MARSOUIN - mer, 30/08/2017 - 17:27

La revue Communication & Organisation lance un appel à articles sur le thème "Pratiques de la communication et Big data".

Calendrier :
Envoi des propositions selon les consignes de rédaction : 1 décembre 2017 Retour aux auteurs de la sélection des propositions : 18 décembre 2017
Remise de l'article intégral : 23 avril 2018
Retour aux auteurs de l'évaluation par le comité de lecture : 18 juin 2018
Retour des articles définitifs : 27 août 2018
Publication du numéro 54 de la revue Communication & Organisation : décembre 2018

Plus d'informations en cliquant ici.

Voir en ligne : Appel à contributions

[Publication] Dictionnaire des biens communs

Bretagne - MARSOUIN - mer, 30/08/2017 - 17:08

Le Dictionnaire des biens communs, auquel a contribué Nicolas Jullien (M@rsouin, LEGO, IMT Atlantique) et coordonné par Marie Cornu, Fabienne Orsi, Judith Rochfeld est paru le 23 août aux PUF.

Présentation Dictionnaire des biens communs

Présentation de l'ouvrage :

"Que sont les « communs » ?La notion ne cesse d'être mobilisée aujourd'hui. Elle traduit le constat d'une évolution des pratiques sociales : les biens seraient davantage mis en partage. Logiciel libre, habitat participatif, vélos ou voitures en usage successif, entreprise qui serait le « bien commun » de toutes les parties prenantes : la notion envahit tous les domaines de la vie, allant de la culture, l'environnement et l'urbanisme à la santé, au travail et à la technologie. Si la mobilisation est intense, c'est que la notion autorise à penser le changement social sur la base d'un réinvestissement du collectif, des communautés, du partage et de l'usage. Elle réinterprète les valeurs fondatrices des sociétés contemporaines. Ainsi, les communs sont irrémédiablement liés au rôle de l'État, de la propriété et de la démocratie. Ils sont à la fois une réflexion théorique, un débat politique et un lieu d'expériences citoyennes. Ce dictionnaire, placé à mi-chemin entre le vocabulaire et l'encyclopédie, est un véritable outil de compréhension du phénomène dans les différents champs où il intervient.

[Appel à projets] Appel à projets de la MSHB / Date limite d'intention : 18 septembre 2017

Bretagne - MARSOUIN - mer, 30/08/2017 - 15:06

La Maison des sciences de l'homme en Bretagne lance son appel à projets de recherche émergents (2ème session 2017) pour soutenir des programmes de coopération scientifique interdisciplinaire, interinstitutionnelle et à dimension internationale.

Désormais, il y aura deux possibilités d'émarger à l'un des cinq pôles de la MSHB :

  • projet thématique : projet émargeant à un ou plusieurs pôles et correspondant aux priorités scientifiques des pôles concernés ;
  • projet non-thématique : projet émargeant à un ou plusieurs pôles mais dont la thématique ne correspond pas à leurs priorités scientifiques.

Toute la procédure se fera sur le site web de la MSHB. Ainsi, le formulaire d'intention de soumission sera à saisir en ligne jusqu'au 18 septembre 2017 inclus. A l'issue de la phase de dépôt des intentions, le dossier de soumission sera accessible à partir du 19 septembre. Il pourra être complété via le gestionnaire d'appels à projets de la MSHB jusqu'au 20 octobre inclus.

Pour obtenir plus de détails et télécharger la grille d'expertise et le document de cadrage, consultez la rubrique "Appel à projets" sur le site de la MSHB en cliquant ici.

Pour toute information complémentaire, vous pouvez contacter Yolande Sambin au 02 22 51 44 08.

Le challenge de la gestion de votre photothèque

Blog e-tourisme - mer, 30/08/2017 - 07:30
Pittou2 – CC BY-NC 2.0

Cet été, vous êtes nombreux à avoir profité des beaux jours et de la présence de nombreux voyageurs pour shooter vos destinations. En ligne de mire ? Vos réseaux sociaux, votre site internet, votre social wall, votre blog, vos brochures 2018, vos relations presse et que sais-je encore. Votre dilemne maintenant ? Votre façon d’enrichir et mettre à jour votre photothèque. Allez-vous poursuivre le stockage sur votre ou vos disques durs ou remplir une énième clé USB ou consolider une photothèque en ligne ou le(s) dossier(s) Photo de votre serveur interne ? Allez-vous nommer, taguer, partager ? Allez-vous indexer et rendre exploitable à long terme vos clichés et ceux des professionnels que vous avez rémunérés ? Vos 100 nouvelles photos de l’été relancent le débat annuel de la gestion de votre photothèque. Et si c’était votre challenge interne de l’automne ?

Pourquoi se pencher sur le sujet ?

La quantité de photos accumulées ces dernières années est déjà une bonne raison de creuser le sujet. Des échanges récents sur les réseaux sociaux entre collègues font état de photothèques de 30000-40000 entités photos et videos. Ajoutez-y quelques fichiers .pdf et autres ressources numériques et ça nous fait un sacré paquet de ressources à démêler et classer. A partir de ce point de départ, il y a quantité de problématiques possibles pour réfléchir à la gestion de votre photothèque que ce soit dans vos structures ou à des échelles mutualisées.

  • Rendre cohérent la co-existence de plusieurs dossiers photos sur différents lieux de stockage : serveurs, ordinateurs, disques durs, smartphones, cloud, plate-formes et web-services, clés USB et certainement encore quelques CD-Rom
  • Organiser la structure de vos ressources et leur classement qui deviennent complexes plus les années passent : par thèmes, par événements, par photographes, par dates…
  • Faire vivre votre photothèque qui connaît généralement peu de réactualisation, peu de suppression et essentiellement de l’accumulation
  • Dédoublonner vos clichés
  • Mettre à plat les incertitudes sur les droits d’utilisation des photos plus anciennes
  • S’organiser entre les différents interlocuteurs : producteurs, gestionnaires, consommateurs externes et internes

La cerise sur le gâteau ? Aujourd’hui avec les regroupements des offices de tourisme, il y a dans la photothèque un vrai projet qui s’ajoute à vos nouvelles réflexions sur l’organisation interne :

  • Des équipes plus fournies en collaborateurs qui sont répartis sur de nombreux sites de travail. Comment rendre accessible cette ressource interne ?
  • Des accès sécurisés et à distance aux outils de travail et de collaboration. Comment fluidifier la recherche et l’exploitation interne ?
  • Des classements, des noms, des tags, des archivages à homogénéiser et une équipe projet à identifier. Comment orchestrer sur le long terme la gestion de ces ressources ?
Ylliab Photo- CC BY 2.0 L’étape d’indexation est primordiale

Comme n’importe quel fichier, une photo (ou vidéo) recèle d’informations majeures à renseigner pour la rendre accessible et exploitable sur la durée. Pour schématiser, vous avez rangé 10000 photos dans vos dossiers et il s’agit maintenant de retrouver les 3 clichés correspondant à votre recherche. Une batterie de mot clés vous aideront à retrouver vos petits. Ce travail est fastidieux et chronophage mais il reste primordial. C’est l’étape qui garantit l’usage pérenne de votre centre de ressources multimedias. Cela se fait avec méthode et des logiciels d’indexation existent pour être efficace concernant votre thésaurus. A côté de la structure de votre photothèque, tout commence par la création d’une liste de mots clés. Le nombre de mots clés doit être limité mais pas non plus restrictif. Moins nombreux ils seront plus pertinents ils paraîtront… en premier lieu à vous même.  

Cette indexation permet de retrouver vos images grâce au moteur de recherche associé. Ces mots clés avec les autres caractéristiques de la photo (paramètre, lieu, date, auteur…) constituent les métadonnées de l’image. L’indexation est l’action à mener pour rendre exploitable la photothèque, éviter les doublons et ne pas perdre dans les méandres de vos 100 à 500 Go de photos et videos des photos encore exploitables.

Sciondriver- CC BY-NC 2.0 Des objectifs à définir avant l’outil

Si indexer les photos est la base d’une bonne organisation de photothèque, le choix de votre solution dépend surtout des objectifs que vous souhaitez creuser et atteindre :

  • référencer vos photos
  • permettre le téléchargement libre
  • organiser des archives
  • permettre des commandes en ligne
  • favoriser le partage de certaines images
  • créer des groupes et collaborer
  • contrôler des accès interne et externe, stricts ou modérés, illimité ou limité dans le temps

Bon nombre de destinations sont sollicitées pour des demandes d’images notamment par la presse, des magazines, des partenaires. Une des bonnes pratiques est d’apporter une réponse sur mesure. Avec les logiciels en ligne et web-services, on oublie les sacro-saints liens Dropbox ou Wetransfer éphémères, produits au coup par coup pour chaque requête. Un accès extérieur est disponible. L’usager demandeur se retrouve avec une banque de ressources à consulter et exploiter, voire à commander. On peut retrouver aussi de façon organisée le top 10 / top 20 des photos les plus plébiscitées, les plus téléchargées, les plus récentes ou les plus gastronomiques ou autres.

Si un de vos objectifs est de rendre une bonne partie de votre photothèque accessible librement, penser que la photothèque peut aussi se considérer comme un média à part entière. Cette photothèque a donc besoin de fraîcheur.

L’accès à la photothèque est souvent un des sujets qui posent questions. Verrouillons-nous tous les accès et restons-nous les seuls gardiens des clés ? Donnons-nous des accès libres ? Avec ou sans authentification ? Manageons-nous des droits d’accès de différents niveaux ? Les objectifs et scenarii d’usage de votre photothèque seront là encore à préciser car les réponses techniques existent bien sûr. Par exemple, la plate-forme Flick permet de gérer des droits d’accès directement en ligne quand Piwigo permet (notamment) une installation sur serveur pour une gestion comme un back-office de site et Keepeek est en full-web pour des accès de n’importe où.

Raphaël Labbé – CC BY-SA 2.0 Un sujet et un outil qui challengent votre organisation interne

La photothèque est un outil essentiel de vos missions de promotion et de communication mais pas que. Elle renvoie aussi à la gestion des données exploitables en externe dans la structure. Le management de la photothèque est un réel challenge (au même titre que vos dossiers partagés, la téléphonie multi-sites…). Il y a certainement de quoi travailler sur des scenarii d’usage compris et partagés par tous en interne pour des usages externes optimaux.

  • Comment intégrer de nouvelles images /nouvelles ressources documentaires ?
  • Comment partager les images / les données ?
  • Quelles images / données sont partageables ?
  • Comment piocher dans la banque d’images / documentaires ?
  • Que répondre à une sollicitation externe pour une exploitation ?

En tout cas, si cela fait partie de vos objectifs, les progiciels et web-services dédiés à vos ressources numériques permettent des accès back-office pour organiser les images, les indexer, gérer la fraîcheur, les droits, les archives, les accès (et tant d’autres choses). Puis pour le client externe et le client interne n’ayant pas vocation à mettre les mains dans le cambouis de la photothèque, un accès front-office sera privilégié. On retrouve ici toute la logique du moteur de recherche performant grâce au travail d’indexation décrit en début d’article. Un exemple avec la photothèque de Paris qui laisse totalement libre un accès à une sélection basse définition de clichés : https://photos.parisinfo.com 

Damned, voilà le DAM ! Je finis juste par la notion de DAM, pour Digital Asset Management. Derrière cette formule, c’est la “gestion des données numériques” de vos structures et destinations, départements, régions. Encore un joli mot qui en dit long afin de garantir une bonne organisation interne de vos ressources, former les équipes, vos réseaux, vos communautés de partenaires. Derrière ce terme se cache une fulltitude de ressources métiers afin de creuser davantage ce sujet… pour les plus grosses structures qui auraient les moyens de s’équiper et qui l’ont peut-être déjà fait et pour les structures plus modestes qui verraient là une bonne opportunité de mutualiser des compétences et outils performants.

Merci à Sara Soulignac de l’Office de Bordeaux Métropole et Romain Péroua de Cahors / Saint-Cirq Lapopie en vallée du Lot pour le temps consacré à nos échanges et le partage.

Quelques exemples logiciels et web-services : FlickrKeepeek (ex : OT Bordeaux, Nantes, Paris…), Alphasia et sa solution Agelia (ex : Savoie Mont Blanc), Piwigo (ex : Cahors Saint-Cirq Lapopie), Orkis et sa solution Ajaris (ex : CRT Bretagne), Wikipixel, Ephoto, Persea …
Aucune intention de faire un comparatif technique et tarifaire sur une liste de solutions qui ne sera jamais exhaustive donc des suppléments ci-après et certainement dans vos commentaires : https://www.erational.org/Quelles-solutions-pour-gerer-une-phototheque-collective-en-ligne.html // http://www.quelsoft.com/categorie/documents-ged/phototheque-27-298-1.html

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Toujours plus de réservation sur mobile dans le tourisme en 2016

Blog e-tourisme - mar, 29/08/2017 - 08:00

Des consommateurs  utilisateurs de plusieurs écrans

Les consommateurs sont désormais équipés de plusieurs écrans (multi-écrans) : télévision, ordinateur, téléphone portable, tablette… Ils ont ainsi accès à l’information via de multiples supports. Au niveau mondial, le smartphone est même devenu le principal écran. On passe en effet en moyenne 147 minutes par jour sur son smartphone contre 108 minutes sur un écran d’ordinateur et 50 minutes par jour sur une tablette. Un utilisateur multi-écrans consomme presque 7 heures de médias par jour et le mobile prend ainsi presque 2,5 heures de ce moment-là. On constate même qu’en moyenne 35 % du temps devant un écran est une utilisation simultanée de plusieurs écrans, et en particulier entre la télévision et un terminal mobile (tablette et smartphone en priorité)[1].

Le smartphone, l’outil numéro 1 des voyageurs internationaux

Le smartphone est ainsi devenu, au fil des années, un équipement indispensable en mobilité pour les touristes. Selon une étude d’Expedia, 94 % des personnes emportent au moins un terminal mobile en voyage. Ce chiffre monte à 97 % dans le cadre d’un voyage à titre professionnel. 76 % des voyageurs déclarent que leurs appareils mobiles occupent une place « essentielle » au quotidien. 48 % disent la même chose concernant leur tablette. Dans le cadre de ce sondage, les Indiens apparaissent les plus dépendants et les plus laudateurs. A 95 %, ils déclarent en effet leur smartphone comme très important en voyage[2] . Le smartphone est donc désormais massivement utilisé par les touristes internationaux. Chez certains touristes, le smartphone est excessivement omniprésent. C’est  le cas pour les voyageurs chinois où 96 % des touristes en voyage à l’étranger possèdent un smartphone[3].

Le poids grandissant du smartphone force les professionnels à revoir les plateformes de commercialisation

Dans ces conditions, les réservations via un smartphone sont de plus en plus importantes dans le tourisme. Selon Criteo, une réservation sur cinq de voyage en ligne est effectuée sur un mobile[4]. En raison de cette place de plus en plus importante du mobile en matière de réservation, les professionnels du tourisme doivent simplifier les processus de réservation afin de profiter pleinement de ces nouveaux comportements d’achat. Le smartphone est particulièrement utilisé pour les voyages de dernière minute, les réservations pendant le séjour et les voyages de courtes périodes. En Asie, les voyageurs commencent par ailleurs à réserver des produits plus onéreux, voire des séjours complets pour des durées plus longues que la moyenne des autres mobinautes.

L’hôtellerie et l’aérien sont les plus concernés par les réservations sur mobile

En France,  près d’une réservation en ligne sur quatre (23 %) est désormais effectuée sur mobile contre 27 % dans le reste du monde, soit une hausse de 15 % en un an. Les réservations sur mobile concernent surtout l’aérien (14 %) et l’hôtellerie (14 %), soient des taux supérieurs aux moyennes de l’Europe de l’Ouest (13 % pour l’hôtellerie et 9 % pour l’aérien). On assiste également à une baisse du nombre de réservation sur tablette. Cette tendance semble se généraliser au niveau mondial. Ce n’est pas surprenant car il y a en particulier une érosion des ventes des tablettes (-12,3 % en un an selon IDC). Par contre le consommateur est toujours autant multi-écrans (ordinateur, tablette, smartphone) et bascule allègrement d’un type d’écran à l’autre avant de réserver. Le morcellement du cycle décisionnel complexifie donc le processus de réservation. Criteo souligne que le confort de navigation moindre sur les dispositifs mobiles est un des freins à la réservation sur mobile.

Source : Criteo dataset June 2016, all travel subjectors, OTAs and suppliers, excluding apps

Le Japon, l’Australie et les Etats-Unis connaissent une part importante des réservations via un  navigateur mobile (téléphone ou tablette). Au Japon, près de 4 réservations sur dix sont effectuées sur un navigateur mobile en juin 2016 (38 % avec une croissance de 27 % en un an). C’est environ un tiers des réservations en ligne en Australie (34 %) et aux Etats-Unis (32 %) en juin 2016. En un an, l’Australie connaît la plus forte progression des réservations sur un dispositif mobile (+ 36 %). Au sein des différents dispositifs mobiles existants, les smartphones représentent la majorité des réservations.  En effet au global,  plus d’un tiers des réservations en ligne se font via un smartphone (33 %, avec une croissance de 38 % en un an), et c’est près d’un quart aux Etats-Unis (24 % et une progression de 18 % en un an) en juin 2016.

Les réservations sur les outils mobiles progressent d’année en année

L’Australie (+ 81 % en un an), la Belgique (+ 78 %), l’Espagne (+ 68 %)  et le Brésil (+ 63 %) sont les pays avec les plus fortes progressions en un an. Pour ces marchés les parts des réservations en ligne effectuées sur smartphone sont respectivement de 22 % en Australie, 9 % en Belgique, 20 % en Espagne, et  13 % au Brésil[5].

Le marché chinois est celui qui a le plus été impacté par les dispositifs mobiles. En effet les réservations sur mobile étaient inférieures à 1 % en 2012. En 2015 les réservations sur mobile atteignent d’ores et déjà 45 % en Chine et devraient être à 60 % en 2017. D’une manière plus globale les réservations sur mobile devraient se situer au alentour de 36 % en Asie Pacifique, 24 % en Europe et 26 % aux Etats-Unis en 2017[6].

[1] AdReaction – Marketing in a multiscreen world (Global Report), MillwardBrown

[2] Expedia® / Egencia® Mobile Index 2014, Expedia® / Egencia®

[3] Search, Shop, Buy: The New Digital Funnel, Phocuswright

[4] Travel Flash, A la rencontre du voyageur mobile, octobre 2016

[5] Travel Flash, A la rencontre du voyageur mobile, octobre 2016

[6] The Mobile Travel Landscape 2016, Phocuswright, mai 2016

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Les indiens… notre prochaine clientèle touristique ?

Blog e-tourisme - ven, 25/08/2017 - 07:00

Notre nouveau Président de la République n’a pas trouvé nécessaire d’accorder un ministère au tourisme, ni-même de maintenir un secrétaire d’Etat. Toutefois, le gouvernement vient d’accorder à 10 pays supplémentaires le « visa en 48h » afin de renforcer l’attractivité touristique de notre pays : c’est bien qu’il croit quand-même à l’économie touristique…

Parmi les pays ciblés : l’Inde. On a longtemps vendu l’Inde comme le deuxième géant, après la Chine, prêt à dévorer la planète. Par sa population, peut-être, mais par son développement, le pays a encore du chemin à parcourir pour rattraper son concurrent.  En termes de voyages, c’est à peu près la même chose. Alors que les voyageurs chinois ont déjà envahi Paris et commencent à parcourir le reste de la France, qu’en est-il des indiens ? Sont-ils notre prochaine clientèle ? Que recherchent-ils ? Comment consomment-ils ? Pour répondre à ces questions, j’ai interviewé Kedar Verma, directeur de l’agence « Voyage in India ».

 

Les indiens sont-ils « prêts » à voyager à l’étranger ?

Oui, actuellement la classe moyenne supérieure indienne voyage déjà à l’étranger. Le départ des indiens à l’étranger est en pleine croissance. Avant, il s’agissait surtout d’un tourisme intérieur mais les pays étrangers attirent de plus en plus. Les pays d’Asie du Sud-Est comme la  Thaïlande, ou la Malaisie sont très prisés car ils sont proches et le coût de la vie y est très bas. Les pays du Golf attirent aussi énormément, car les vols sont très abordables et les indiens s’y rendent surtout pour faire du shopping. Enfin, l’Europe est aussi une des destinations prisées des indiens.

La France est-elle un pays susceptible d’attirer la clientèle indienne ? Pourquoi ?

Oui, elle a un potentiel, mais elle ne représente pas encore une mono-destination pour les indiens. Aujourd’hui, la France fait seulement partie d’une étape dans un voyage en Europe. Toutefois, elle pourrait à terme devenir une mono-destination car elle présente tous les atouts touristiques que cherchent les indiens : métropoles, architecture remarquable, sites historiques (certains, comme le Mont St Michel, sont inconnus des indiens mais ébahissent ceux qui les découvrent), côtes maritimes et montagnes. De façon générale, les indiens sont attirés par la beauté naturelle des montagnes, conforme à ce qu’ils voient dans les films Bollywood.

Le tourisme industriel a également un potentiel de développement en France : des entreprises de renommée internationale comme Airbus peuvent attirer les touristes indiens.

Le problème à l’heure actuelle est que les indiens ne connaissent pas du tout les différentes régions françaises. Les seules villes connues sont Paris et Cannes, par le festival.

 

Qui sont les indiens qui commencent à voyager en France ? Quelles activités aiment-ils pratiquer ?

Il y a quelques années les indiens voyageaient à l’étranger en groupe, par des circuits organisés. Mais récemment, une nouvelle clientèle individuelle se développe. Elle recherche des voyages plus actifs. Des jeunes couples sont aussi attirés pour faire leur voyage de noces.

Il s’agit surtout d’une catégorie moyenne supérieure, avec d’un côté une clientèle familiale (la famille au complet avec grands-parents, parents et enfants) et d’un autre côté les jeunes actifs, de 30 à 40 ans. Ceux qui ont une bonne situation professionnelle (travaillant dans une compagnie internationale,…) peuvent être intéressés par la France.

Ces jeunes sont attirés par les villes et les découvertes culturelles, par l’œnologie, par les activités d’aventure (comme le saut en parachute,…). La Champagne par exemple, aurait sa carte à jouer, car le produit bénéficie d’une grande réputation en Inde.

Le cinéma est très important pour les indiens, pensez-vous que les films puissent influencer leur choix de destination, voire même être un motif de départ ?

Le cinéma est très clairement un motif de départ. Les indiens sont des rêveurs, partir sur les lieux de tournage leur permet de se mettre dans la peau des acteurs.

NB : « Belfikre », un film Bollywood tourné intégralement à Paris, sorti le 9 décembre dernier, a connu un succès sur les écrans indiens. Ma recherche sur Google Trend a mis en exergue le lien entre le nombre de recherches sur le mot clé « Paris » en Inde et la sortie du film. 

Que doit faire une destination touristique pour attirer la clientèle indienne ? (actions marketing, dispositifs d’accueil).

Atout France aurait un rôle important à jouer pour faire connaître les destinations françaises. Il y a un volet promotionnel à assurer mais également de diffusion de l’information pratique, pour aider les indiens à planifier leur voyage. Elle pourrait également établir une stratégie collaborative avec les régions intéressées par la clientèle indienne de façons à proposer une offre globale attirante (par exemple vendre ensemble les destinations Paris + Champagne + Alpes + Côte d’Azur).

Il faut faire des roadshow sur place avec des agences réceptives et accueillir des journalistes. Et surtout il ne faut pas minimiser le rôle puissant du cinéma ! A l’instar de pays d’Europe de l’Est comme la Bulgarie, la République Tchèque, l’Autriche ou la Hongrie, Il faut attirer les réalisateurs indiens et leur donner des facilités de tournage.

De façon plus pratique, il faut adapter l’accueil aux exigences des indiens : personnel et outils d’accueil anglophones, repas végétariens (et épicés !),…

Enfin il est nécessaire de communiquer sur les facilités de transport et de logement à prix abordable. Dans la tête des indiens, l’Europe est une destination très chère. Mais avec des dispositifs comme les nouvelles lignes de bus, les auberges de jeunesse,… il est aujourd’hui possible de voyager à travers la France pour un prix abordable, 1000 à 1500€ par personne pour 15 jours. Encore faut-il être au courant…

Merci Kedar !

 

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Skift dévoile son TOP 25 des sites de destinations touristiques dans le monde

Blog e-tourisme - mer, 23/08/2017 - 07:27

Skift (plateforme d’information et de services en marketing touristique) vient de dévoiler son TOP 25 des meilleurs sites de destinations dans le monde.

Les sites des organismes de gestion de destination (OGD) sont de plus en plus concurrencés par de nombreuses plates-formes qui voient le tourisme d’un oeil lucratif. Et ce dans toute la chaîne du voyage, depuis les moteurs de recherche (comme Google Destinations) jusqu’à la réservation (via les OTA) en passant par les réseaux sociaux comme Instagram qui sont de plus en plus sources d’inspiration pour les voyageurs.

Dans ce contexte, les refontes de sites dans les deux dernières années proposent de nouvelles fonctionnalités avec pour objectifs d’améliorer l’expérience utilisateur et continuer à susciter l’intérêt des voyageurs.

Les meilleurs sites adoptent une interface adaptative en “flat design”. La navigation est simplifiée pour gagner en rapidité d’affichage et en efficacité sur les mobiles.

En 2017, les grandes tendances font aussi la part belle au travail de fond sur l’animation des communautés sur les réseaux sociaux avec l’intégration des contenus générés par les utilisateurs directement sur les sites (comme les social wall). Toute la difficulté reste à trouver le bon dosage entre les contenus publiés par la destination et ceux publiés par les voyageurs.

L’événementiel et l’hébergement tiennent toujours une place importante. Il en est ainsi notamment car ils sont historiquement au cœur de la création des organismes de destinations chargés d’en assurer leur promotion.

En termes de médias, de plus en plus de vidéos immersives (notamment en 360°) ont été tournées pour combler le décalage entre la perception du voyageur et la réalité de la destination.

Skift reconnaît à juste titre que l’innovation se situe aussi en back office notamment dans l’analyse des données visiteurs et dans la personnalisation du contenu affiché sur le site en fonction de la navigation.

Par exemple sur le nouveau site Web de Montréal Tourisme, le voyageur peut aimer ou zapper des expériences. Au fur et à mesure de sa sélection, les propositions d’expériences vont être affinées selon ses goûts.

Je dois dire que cette fonctionnalité me laisse partagé. D’un côté je trouve que c’est génial ! De l’autre, je m’interroge sur les limites d’un algorithme compte tenu de la multiplicité de préférences possibles dans un profil voyageur doublée du contexte entre voyage d’agrément et professionnel. La segmentation des propositions devient alors un vrai casse-tête voire impossible. Par ailleurs, rester dans sa zone de préférences, n’incite pas vraiment à la découverte (de l’inhabituel) qui reste une des motivations principales dans le voyage.

Si vous voulez en savoir plus sur le site de Montréal Tourisme, cette courte vidéo livre un aperçu de l’expérience utilisateur complète qui sera offerte au terme du projet (début 2018).

Pour le classement de Skift, il n’y a pas d’ordonnancement, que des gagnants ! Plusieurs critères ont été pris en compte notamment la priorité a été donnée aux sites Web proposant :

  • la meilleure expérience utilisateur (en particulier sur mobile)
  • une mise en page moderne et attrayante
  • une navigation simple avec des visuels impactants
  • différents formats de mise en scène de l’offre (storytelling)

Un dernier critère, plus subjectif, est celui de l’interaction entre tous les éléments précédents et l’utilisation du site dans toute l’expérience du voyage.

Si les destinations locales, régionales et nationales sont représentées, seules les versions US des sites ont été prises en compte… Ce qui explique peut être l’absence des destinations France dans ce classement ? Je vous laisse en tirer les conclusions nécessaires si vous souhaitez que votre destination figure dans le classement l’année prochaine.

Sans plus attendre, parcourez les sites du classement “25 Best Tourism Board Websites in the World in 2017” pour laisser votre esprit repartir en vacances ou plus sérieusement inspirer vos refontes de sites !

Photo de couverture (Vienne) @ Stefan Steinbauer

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Tourismophobie : chaud le marronnier, chaud!

Blog e-tourisme - lun, 21/08/2017 - 08:29

C’est arrivé en même temps que les premières nuits fraiches d’été, au début du mois d’août. En cette période où les rédactions occidentales sont bien embêtées pour se mettre quelque chose sous la dent. D’habitude, les directeurs d’offices de tourisme ou de CDT se voyaient interrogés le 29 juillet pour faire le bilan de la saison touristique. 

Mais en 2017, les journalistes ont trouvé un nouveau marronnier, sur lequel ils prospèrent : c’est la tourismophobie!. Depuis le début du mois d’août, la presse occidentale en fait ses unes, avec des termes évocateurs : « turismofobia » en Espagne, « troppi turisti » pour les italiens, « zu viele touristen » en Allemagne, « overtourism » aux Etats-Unis et en grande-Bretagne. Je vous ai sélectionné dans le diaporama ci-dessous quelques copies d’écran de la presse web occidentale.  

Le mouvement s’est donc propagé dans la presse écrite, web, radio et TV depuis plusieurs semaines. Il y a évidemment des raisons à cela et ce ‘nest pas nouveau que les Vénitiens s’indignent de la pollution des bateaux de croisière, que les Lisboètes ne puissent plus se loger en centre ville… Et la maire de Barcelone a été élue sur une promesse de réduire les impacts dans sa ville.

Ce qui est nouveau en 2018, ce sont quelques actions symboliques qui ont eu lieu : à Barcelone, un bus touristique a été « attaqué » par des militants, à San Sebastian, le groupe de jeunes nationalistes basques « Ernai » a bloqué un petit train. A Mallorca, un commerçant refuse de vendre des meubles à des touristes.. 

De là à parler d’une « vague de tourismophobie qui touche l’ensemble de l’Europe« , comme souvent, l’information a anticipé la réalité.

Un 17 août pour stopper le tourisme…

Ironie de l’histoire : jeudi dernier, le 17 août à 17h 30 à San Sebastian, un millier de personnes défilait pour « dénoncer le tourisme de masse qui sévit dans la capitale du Guipuzcoa ».   La manifestation « se déroule sans incident devant des touristes incrédules, dont la grande majorité ne savent pas qu’ils sont la cible plus ou moins directe de cette action », nous explique Sud-Ouest.

Jeudi dernier, le 17 août à la même heure, sur les ramblas de Barcelone un attentat terroriste à la fourgonnette tuait 14 personnes et en blessait des  dizaines. Un attentat revendiqué par l’Etat Islamique qui ici comme à Nice ou Paris, cherche à atteindre notre culture et notre façon de vivre. Barcelone, ville ouverte depuis toujours, ville touristique, ville internationale est pour l’Etat Islamique un symbole de ce qu’il combat.

Vendredi, sur les ramblas réouvertes, devant les fleurs et les bougies, touristes et barcelonais étaient d’ailleurs ensemble dans le chagrin et le recueillement. 

Ironie de l’histoire…

La Rambla de Barcelone Photo JT Curses Alors quelle solutions au dommages causés par le tourisme de masse?

Il faut espérer que dès l’automne les feuilles du marronnier se ramassent à la pelle, afin que l’on puisse réfléchir un peu plus sereinement sur cette histoire « d’overtourisme »…

Tout d’abord, rétablissons quelques vérités :

  • le tourisme va continuer à croître. C’est une bonne nouvelle de savoir qu’un terrien sur cinq a voyagé en 2016. Mais ce n’est évidemment pas sans conséquence que cette mondialisation des échanges : nous connaîtrons dans les années à venir de plus en plus de situations de crise liées au tourisme de masse.
  • le tourisme de masse ne concerne qu’une minorité de lieux ou de périodes de l’année. Chers amis lecteurs, vous qui êtes nombreux à travailler dans le tourisme, je pense que vous aimeriez être plus souvent en situation « d’overtourisme ». Les situations préoccupantes sont dans des spots touristiques, des villes très bien desservies, mais la majorité des zones touristiques en France sont à l’abri de ces problèmes aujourd’hui
  • il s’agît d’un vrai problème qui peut engendrer de nombreuses nuisances : gentrification des centre villes avec difficulté d’accès au logement pour les locaux, hausse des prix, difficulté de circulation, appropriation de l’espace public, cohabitations difficiles, impact sur la culture locale, muséification des centres villes, dégradation environnementale, etc.
Plage de la Contxa, San Sébastien, août 2017

Je ne vais pas m’aventurer aujourd’hui à donner des solutions définitives. Nous reviendrons dans ces colonnes régulièrement sur ce sujet pour alimenter le débat du tourisme de masse et de la tourismophobie.

Il y a malgré tout deux éléments factuels au centre de ce problème :

  • lorsque les pouvoirs publics se sont emparés assez tôt du problème, des solutions ont été trouvées. C’est le cas par exemple du Parc National des Cinque Terre, en Italie qui a choisi de limiter le nombre de visiteurs. Par contre, quand il n’y a eu ni régulation, ni discussion, ni étude et recherche, les situations se sont vite dégradées : Lisbonne en est un malheureux exemple.
  • les habitants sont au centre de ces enjeux. C’est dans l’échange entre visiteurs et locaux que se construira une acceptation commune. Je cite Nicolas Martin, directeur de l’office de Bordeaux, qui lançait la discussion autour du « marronnier de l’été » sur son mur Facebook au début du mois : « Accueillir des visiteurs c’est à la fois une ouverture aux autres et une opportunité de création d’emploi, il ne faut pas que cela devienne perçu comme une menace. Pour cela, il nous faut favoriser les occasions d’échange entre visiteurs et habitants, autour du sport, de la culture, du vin et de la gastronomie, de la nature, de la vie des quartiers. » Le nombre de commentaires sur le post de Nicolas témoigne de l’intérêt du sujet dans le milieu professionnel…

Pour ces deux chantiers de régulation et de concertation, les autorités locales du tourisme, représentées par l’office de tourisme, ont à prendre des initiatives fortes. Sans doute un beau chantier pour les mois à venir…

 

 

 

 

 

 

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