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Le quotidien du etourisme
Mis à jour : il y a 1 jour 14 heures

Créer une arborescence en mode #KISS

mar, 06/02/2018 - 06:00

Je vous partage aujourd’hui une de mes dernières trouvailles en matière d’outil #KISS (Keep It Simple & Smart) !

Finis les fichiers excels peu séduisants ou bien encore les post-its écrits à la main raturés 3 fois collés sur le paperboard qu’il faut ensuite déchiffrer puis retranscrire au propre dans un document après la réunion…

Gloomaps est un outil que j’ai découvert il y a peu de temps et que j’utilise désormais fréquemment dès que j’ai à mener un projet de création ou de refonte de site web en mode collaboratif.

Cet outil en ligne, à la prise en main rapide, permet de créer de manière très simple et intuitive des arborescences ou organigrammes de complexité variable.
Même s’il ne comporte pas de fonctionnalités révolutionnaires ou réellement innovantes, Gloomaps s’avère particulièrement ergonomique, bien pensé et pratique notamment lorsqu’on débute un nouveau projet en mode brainstorming collectif ou en travail avec des personnes à distance (agences de communication / freelances en coworking / collègues éloignés géographiquement ou en télétravail…).

=> Les plus :
– Pas besoin de se créer de compte au préalable
– Une simple connexion internet suffit pour créer son arborescence
– Une ergonomie intuitive “glissez-déposez“
– Des possibilités de mise en forme suffisantes pour des arbos peu complexes
– Une fois le projet crée, vous pourrez le partager via une simple URL avec les personnes de votre choix qui pourront également l’éditer
– Possibilité d’exporter le projet en pdf, png ou XML

=> Le moins :
– Pensez néanmoins à bien sauvegarder l’URL de votre projet car ce sera le seul moyen de pouvoir y accéder à nouveau pour l’éditer…

Un exemple que j’ai réalisé en 5 minutes chrono

Les fonctionnalités en vidéo

Plutôt que de vous exposer la longue liste des fonctionnalités, je vous invite à visionner ce tutoriel vidéo qui présente l’outil de manière exhaustive.

Et vous ?

Vous connaissez d’autres outils collaboratifs #KISS indispensables à toute gestion de projet Web (wireframing / mindmapping / recettage / gestion d’équipe…) ? N’hésitez pas à les partager dans les commentaires de cet article !

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Capetown et Wroclaw, deux sites inspirants

ven, 02/02/2018 - 07:00

Certaines destinations urbaines ont le vent en poupe. Cela tient à des politiques de marketing territorial inspirées conjuguant un vrai travail marketing d’animation locale, de traitement approfondi et esthétique des contenus et aussi d’initiatives en smart cities et en économie positive. 

Deux exemples de nouveaux sites web méritent l’attention pour inspiration. Le nouveau site web de Capetown est dans cette veine. De construction moderne en blocs et en scrolling il en met plein la vue en termes de contenus et d’images. L’implication des locaux et l’immersion en mode local sont valorisées. L’exemple de la découverte de Simon’s Town en est un exemple. 

L’autre fait caractéristique du moment est la sécheresse qui marque la région et la surconsommation d’eau, notamment touristique, au détriment d’une grande partie de la population locale, particulièrement démunie, je ne vous refais pas l’article. Mais du coup, le site de l’office de tourisme alerte clairement sur les conditions et invite les voyageurs à être précautionneux sur le sujet par un argumentaire clairement affiché comme on peut le découvrir ici.

Et un espace sur le tourisme responsable est abondamment documenté sur le sujet, c’est méritoire. C’est un problème majeur dans beaucoup de villes du monde aujourd’hui qui doit nous alerter sur notre quête de croissance constante, souvent destructrice.

Dernier point avant de réserver votre séjour, faites un tour sur Google Images, c’est tout bonnement stupéfiant. Le nombre et la qualité des belles photos, retravaillées à mort est édifiant. 

Sur Google Images, Wroclaw est une ville polonaise abondamment illustrée et donne l’envie de partir à sa découverte. La promotion touristique passe toujours par de très belles images et des budgets actions spécifiques. C’est une nouvelle fois prouvé ici. 

Le site de la ville fonctionne principalement sur des recommandations, des spots photos et une cartographie qui dirige d’emblée vers les points majeurs d’une cité que spontanément nous ne penserions pas à visiter. 

Et cerise sur le gâteau, la ville est truffée de petits bonhommes en bronze (les Krasnale), on en évoque plusieurs centaines, qui guident les pas et les recherches des visiteurs et constituent un fil rouge attractif et iconographique. L’initiative est vraiment maligne et rejoint d’autres marquages au sol comme à Sélestat en Alsace par exemple.  

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Catégories: Veille et actualités

Les tendances de la visite culturelle et touristique

jeu, 01/02/2018 - 06:52

Le SITEM s’est tenu à Paris, devant une Seine montante et débordante, du 23 au 25 janvier 2018. Le SITEM se veut le salon des musées, des lieux de culture et de Tourisme.

Historiquement plutôt consacré aux musées et à la culture le SITEM devient petit à petit aussi une manifestation fréquentée par les professionnels du tourisme. Professionnels publics et privés de la Culture, du tourisme, de la ville s’y retrouvent autour des problématiques de la visite et des publics.

Le SITEM est donc une manifestation originale par la mixité et la diversité de son visitorat qui a fort à faire avec 150 exposants et de nombreuses conférences bien fréquentées.

Le SITEM a été dynamisé par la trentaine de start-up exposantes qui se sont livrées au jeu des pitchs pour le Start-up Contest… Ces 30 start-up m’ont semblé dessiner les tendances de la visite culturelle et touristique : petite visite guidée…

La qualité de la visite c’est d’abord l’accueil et l’accessibilité

AFFLUENCES

En novembre 2016, le musée d’Orsay est le premier musée à rejoindre l’application Affluences et à proposer à ses visiteurs de connaître le temps d’attente avec des prévisions sur la journée. 

En effet AFFLUENCES est une application mobile qui permet de connaître en temps réel et de façon prévisionnelle le temps d’attente d’un établissement ainsi que les infos pratiques.

L’application, gratuite et disponible sur IOS et Android, permet à ses utilisateurs de planifier leurs visites en fonction des disponibilités de chaque établissement.

Développée pour les bibliothèque, AFFLUENCES se développe sur les établissements culturels et touristiques petits et grands : Musée d’Orsay, Grand Palais, Arc de Triomphe, La tour de l’Horloge à Issoire, le Château de Blandy-les-Tours, etc.

Le concept entièrement pensé en vision client, le service qu’il permet aux musées et monuments de proposer à ses publics, son ergonomie et simplicité d’usage ont séduit le jury du start-up contest : AFFLUENCES a reçu le prix spécial du jury du SITEM 2018.

AFFLUENCES compte 14 salariés, un bureau à Barcelone et Berlin pour le développement international. L’application est déjà disponible en Français, Anglais, Allemand et Catalan.

ARTIPS

La qualité de la visite touristique et culturelle est intimement liée à la qualité de l’accueil, de l’information. Si les nouveaux outils digitaux sont nombreux, la relation humaine reste au cœur de l’expérience de visite de sa qualité

ARTIPS est connue pour ces newsletters « une dose d’art au quotidien » qui réunissent plus de 600 000 abonnés et des taux d’ouverture exceptionnels. En 2017, ARTIPS a mené plusieurs collaborations avec des destinations touristiques (le Havre, Nantes, Bourgogne, Visit Flanders, etc.) démontrant que ses outils et son savoir-faire en matière de storytelling digital étaient extrêmement pertinents pour promouvoir de façon affinitaire et ciblée les destinations.

Dans le même temps ARTIPS a développé une plateforme de micro-learning en culture générale. ARTIPS déploie déjà auprès de nombreuses grandes entreprises des parcours de culture générale surmesure.

Aux antipodes des MOOC, ces parcours proposent des contenus courts, multimédias riches, variés, interactifs et adaptés à tous les devices : micro-learning pour micro-moments. L’utilisateur choisit son rythme, il est actif de sa formation et est accroché, à chaque nouvelle leçon, par un storytelling digital vivant.

Ces deux expertises (marketing relationnel culturel et touristique et mirco-learning de culture général) ainsi que de nombreux échanges avec des destinations conduisent ARTIPS à envisager de concevoir, avec ses partenaires, des parcours de micro-learning dédiés aux destinations et aux professionnels du tourisme : Proposer un accès à des parcours attractifs dédiés aux richesses d’une destination à tous les professionnels (publics et privés) en situation d’accueil, est une belle ambition qui ne manquera de faire parler d’elle en 2018. Avec ce projet nous pouvons rêver du chauffeur de taxi, du garçon de café, de la personne au desk de l’hôtel qui vous raconte l’anecdote qui vous donne envie de visiter le musée ou le château à proximité

 

Les visiteurs changent, La visite aussi

ASK MONA

Ask Mona est une start-up qui a créé le premier chatbot culturel en France. Il s’agit de proposer aux visiteurs d’une exposition, d’un musée, d’un site culturel ou même d’une destination une expérience conversationnelle (il existe d’autres chatbots dédiés au tourisme comme Destygo spécialisé dans les transports, Tourisbots ou encore MeetAlfred.)

Rappelons que Chatbot se dit en français « robot conversationnel » !

Ainsi lors de la belle exposition « Agoramania, la ville dans tous ses états » (cet hiver au Maif Social Club) qui interrogeait la place des individus dans la ville,  les visiteurs étaient invités à dialoguer, via Ask Mona sur Messenger, directement avec les artistes exposés : en envoyant au chatbot une photo de l’œuvre exposée ou simplement le nom de l’artiste, le visiteur recevait un témoignage vidéo de l’artiste.

Appréciée des visiteurs pour sa simplicité d’utilisation et la qualité des contenus, l’expérience s’est révélée positive et Ask Mona est devenu un véritable outil de visite augmentée que l’on risque de voir, pour notre plus grand plaisir, se répandre en 2018 !

AKKEN

AKKEN est une start-up nantaise spécialisée dans l’expérience immersive sonore pour « révéler les territoires » et proposer aux visiteurs des expériences de visite sonore enrichie.

Ainsi à Créon, AKKEN a testé son désormais fameux SONOPLUIE, le parapluie connecté, sonorisé et géolocalisé : avec ce parapluie le visiteur est invité à une balade sonore pour découvrir les secrets de Créon et de ses habitants. Voir la vidéo : 

AKKEN a également présenté lors du SITEM un prototype de fauteuil sonore : un dispositif sonore immersif qui devrait séduire de nombreux musées tant le concept est évident : s’asseoir pour souffler un peu et être totalement disponible pour écouter de belles histoires.

Augmenter la visite avec des objets connectés qui permettent une expérience sonore immersive et proposer des contenus audios riches et originaux (faire témoigner les habitants pour révéler l’âme d’un territoire) est une belle promesse qui a séduit les membres du jury du start-up contest : en effet, AKKEN est le lauréat 2018 du SITEM. Souhaitons à AKKEN le même destin que le lauréat 2017 (voir plus bas).

SMARTAPPS

Globalement l’engouement pour les applications de visite culturelle et/ou touristique semble retombé. La difficulté à faire télécharger une appli est clairement le frein principal et il est désormais admis que le public télécharge très difficilement une application dont il aura un usage pour le moins ponctuel.

Pour autant, SmArtapps enregistre une augmentation des téléchargements de ces apps. SmArtapps est spécialisé dans l’application de visite avec de nombreuses références prestigieuses du Louvre à Deauville, de la Tour Eiffel au Chaplin’s World.

Son originalité est de proposer aux professionnels une plateforme unique et intuitive pour créer leur propre application de visite. Vous pouvez ainsi, à coûts très réduits, créer votre propre application personnalisée sans réaliser une seule ligne de code ! Une solution clef en main plébiscitée par les musées.

 

Des expériences ludique et émotionnelles

BALUDIK

Lors des pitchs du start-up contest BALUDIK a séduit l’auditoire avec son « application qui vous emmène en balade ».

BALUDIK est une application qui vous propose des jeux de pistes, des balades culturelles et autre chasse aux trésors. Un outil particulièrement adapté pour les Offices de Tourisme qui souhaitent faire découvrir leur destination de façon originale et offrir à leurs visiteurs une expérience de visite plutôt ludique.

L’idée est de permettre aux acteurs du tourisme et de la culture de créer en toute autonomie des expériences de visite ludiques et interactives en transformant les smartphones des visiteurs en détecteurs de trésors.

Le projet, par exemple, réalisé par BALUDIK avec l’Office de Tourisme Ouest Réunion a permis de valoriser le patrimoine naturel et de proposer un outil de visite renouvelé et adapté à la cible familles – enfants. L’équipe de l’OT s’est transformée en concepteurs de chasse aux trésors et l’OT a poursuivi de façon totalement autonome en créant 5 nouveaux parcours.

A la question sur le frein du téléchargement des applications, BALUDIK répond par un portail unique qui permet aux visiteurs de disposer de jeux de piste dans toute la France et peut-être bientôt dans le monde entier ! BALUDIK travaille également à la portabilité des jeux de pistes hors de l’application (directement via le navigateur) pour encore plus de fluidité.

L’innovation c’est pas que de la techno

Le Crabe Fantôme (tiens encore des nantais !) a séduit les visiteurs du SITEM par sa promesse mystérieuse et poétique. Ici, pas de techno mise en avant, mais une proposition de narration de territoire, de création de parcours pour révéler les mystère d’une destination, les supports viennent après. Pour Rochefort Océan, le Crabe Fantôme a réalisé un « feuilleton de territoire » intitulé « Les murmures du marais », un projet narratif, collaboratif et « empirique ». A découvrir.

 

La Réalité Virtuelle au cœur des tendances

 

Etant engagé à titre personnel dans la start-up TIMESCOPE, borne de réalité virtuelle en libre-service et vainqueur du start-up contest du SITEM 2017 (et des #ET13),  la déontologie de ce blog ne me permet pas de développer cet aspect “réalité virtuelle” très présent au SITEM également. 

Et à la fin… on donne son avis !

Et au SITEM comme dans tout lieu culturel et touristique qui se respecte visiteurs et exposants ont pu exprimer leur avis grâce au livre d’or numérique de Guestviews.

Guestviews est un outil de plus en plus répandu (récemment le nouvel Office de Tourisme de Lille en a mis en place) pour donner la parole aux visiteurs, les comprendre et les fidéliser. Un outil pertinent pour recueillir de la donnée, alimenter son CRM et avancer sur la voie d’un marketing relationnel personnalisé.

Au SITEM, les visiteurs se sont largement exprimés :

 

Des histoires humaines

Au final, ce SITEM 2018 aura dessiné des tendances d’une visite culturelle et touristique technologique, ludique, pédagogique, immersive, sonore, expérientielle, de réalité virtuelle et augmentée, avec souvent une véritable vision client rafraîchissante.

Mais ce qui m’a le plus touché et enthousiasmé c’est, qu’au-delà de la techno, qu’au-delà du mot « expérience » trop largement usité, les solutions les plus pertinentes et innovantes mettent toujours au cœur le fait de raconter des histoires profondément humaines. Et je trouve qu’on n’est pas loin d’une belle définition du tourisme.

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Le « Toutourisme, c’est wouaffement bien ! »

mer, 31/01/2018 - 07:00

Chaque année les français abandonnent plus de 100000 animaux domestiques dont 60000 pendant l’été. Pourtant, même si voyager avec son animal de compagnie peut sembler un peu compliqué, ce n’est pas impossible. Encore faut-il le savoir et connaître tous les bons plans. En 2007, l’office de tourisme de Troyes avait fait le buzz en créant le premier office du Toutourisme.

Le Toutourisme, pour des vacances au poil !

L’idée, avant tout, est de faciliter les vacances des propriétaires d’animaux de compagnie, en développant un réseau de sites touristiques, commerces, hébergements ou autres lieux publics offrant l’accueil aux animaux de compagnie.

Quelles sont les missions des offices du Toutourisme ?

  • Réserver le meilleur accueil aux propriétaires d’animaux de compagnie
  • Maximiser le nombre d’endroits où le chien est admis en valorisant l’accueil et l’information, le civisme et la propreté.
  • Favoriser une meilleure cohabitation entre les propriétaires d’animaux et la population, et ainsi diminuer les abandons et euthanasies d’animaux de compagnie.

10 ans après qu’en est-il ?

Il existe officiellement 8 offices du Toutourisme en France 

Que proposent les offices du Toutourisme ?

Ils offrent un pack d’accueil : composé de 1 canisac, un sachet de croquettes offert par le partenaire de l’opération et le mag de la fondation 30 Millions d’Amis. Un service toutoubar dans l’office de tourisme et surtout le guide Toutouristique de la destination.

Quelques exemples de guides toutouristiques de destinations :

L’office de tourisme de Marne et Gondoire, offre un guide mais uniquement disponible sur place. Les offices de tourisme de  GapLes Sables d’Olonne, SedanLa Tranche sur MerIstres ont leur guide du toutouriste disponible en téléchargement. Et à Troyes le chien est Roi !  :-). Les offices du Toutourisme se déclinent aussi en version québécoise, mais là encore il y a une marge de progression en matière de visibilité de l’information… 

Et les autres destinations ?

Voici, selon wamiz.com, le top 5 des meilleures destinations pour partir en vacances avec son chien :

  1. La Corse : pour ses 5 plages autorisées aux chiens.
  2. La Grèce : parce que les chiens sont admis partout à l’extérieur, y compris sur la plage.
  3. L’Espagne : Barcelone où une plage de 1200 m² clôturée est réservée aux chiens au Llevant, et pour les 107 espaces qui leur sont dédiés dans la ville.
  4. l’Italie, pour les plages accessibles mais surtout pour les services supplémentaires dog-sitter, salon de toilettage. Il y a même des séances d’éducation canine ou cours de natation pour apprendre à nager avec son chien.
  5. La Suisse : elle offre des activités plus sportives spécialement dédiées pour nos amis à quatre pattes. Vous pourrez vous y initier à la cani-rando, à la canicourse, au Cani-VTT, ou tout autre sport canin, ou encore profiter d’une baignade avec votre chien dans un lac.

Même le géant des comparateurs de vols, liligo, s’y met et propose lui aussi les 5 destinations “Pet friendly”

Une clientèle à caresser dans le sens du poil !

 

14 millions de familles ont un animal de compagnie alors que seulement 8 millions ont des enfants ! (Enquête ipsos de 2016)

  • Cependant, les propriétaires de chien partent moins souvent en vacances depuis qu’ils ont un animal. Les propriétaires de chat tendent à partir moins longtemps.
Et ils veulent quoi les toutouristes pour leurs wouafcances ? Un effort attendu chez les professionnels du tourisme.

Pour 78% des personnes interrogées, les lieux de vacances sont insuffisamment adaptés pour l’accueil des animaux. Cette proportion reste identique chez les possesseurs de chiens ou de chats.

Les pistes d’amélioration les plus attendues parmi celles proposées concernent l’accueil sur les lieux-mêmes des vacances :
  • Une meilleure information sur les conditions d’accueil des animaux sur les lieux de vacances (34%).
  • Le souhait que les animaux de compagnie soient les bienvenus dans les lieux publics (plages, parcs etc.…) (28%).  

Savez-vous que depuis le 1er janvier 2018 plus de 8000 animaux de compagnie ont été abandonnés ?

Et si les offices de tourisme complétaient leurs offres de conciergeries de destination en déployant de nouvelles offres de services dédiées aux Toutouristes ?

Une destination “Pet Friendly” !

Non d’un chien !

Mais c’est chat qu’il faut faire !

Et comme le disait  Mahatma Gandhi : “On reconnaît le degré de civilisation d’un peuple à la manière dont il traite ses animaux.”

 

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Un Labo de l’Accueil pour cogiter

lun, 29/01/2018 - 07:30

Les aménagements et agencements des offices de tourisme ont un schéma des plus classiques, dans les standards d’un lieu d’accueil : du personnel, un espace conseil avec ou sans comptoir, un espace information avec des présentoirs, un espace détente ou d’attente, un back-office, parfois un espace boutique. Pour arriver à ce schéma, nous passons par le cahier des charges transmis à des concepteurs via un appel d’offres ou autres dispositifs.
Avant tout cela, que se passe-t-il ?  Comment sont intégrées les problématiques d’usages ? Comment prendre en compte les besoins des usagers internes et externes au lieu ? Comment le futur lieu aménagé s’intègre au territoire ou à l’univers de la destination ? Comment penser ce lieu modulable et évolutif en fonction de la période ?
Et pour répondre à ces questions, quel espace de dialogue existe-t-il entre office de tourisme, collectivité, concepteurs, clients, collaborateurs ?

Ces questions, c’est l’esprit du Labo de l’Accueil qui s’est tenu la semaine dernière. Cette journée rassemblait une trentaine d’architectes, designers, concepteurs, agents de collectivités, animateurs de réseaux et offices de tourisme. La prochaine fois, nous y mettrons des voyageurs, promis ! L’objectif était de croiser les regards et phosphorer sur des problématiques d’aménagements en s’appuyant en partie sur des méthodes utilisées en User Experience. Je ne vais pas vous faire le compte rendu de la journée et des idées trouvées lors des ateliers collaboratifs mais je vous partage bien volontiers quelques principes et retours d’expériences de trois intervenants.

L’évolution dans les approches de conception

Les consommateurs que nous sommes tous sont confrontés quotidiennement à des produits et services qui ont été conçus avec différentes approches de conception. Axel Johnston de Akiani _ qui a travaillé aussi avec la commission prospective Office de tourisme du futur http://officedetourismedufutur.fr _ est revenu sur ce point qui nous renvoie à nos produits du quotidien.

Ceux de la génération « Produit first » : l’objectif vise avant tout un produit fonctionnel et efficace.
Ceux de la génération « Design first » : l’objectif est alors d’avoir des produits jolis et désirables mais parfois des usages moins fonctionnels. Exemple de l’Apple Mouse en rechargement…
Ceux de la génération « Usager first » : l’objectif est de « Penser besoins » et ces derniers évoluent dans le temps pour un même usager.

Qui sont les utilisateurs ? Quels sont leurs besoins ? Dans quels contextes y aura-t-il des usages ? Cette logique est la même pour tout produit, service et lieu pour lesquels il y a une interaction avec les usagers. Les offices de tourisme inclus.

Nous sommes ainsi aujourd’hui à la croisée des aspects Fonctionnels / Utilisables / Fiables / Désirables.

Fonctionnels – Utilisables – Fiables – Désirables

Quatre adjectifs qui résonnent bien au-delà de la simple question des aménagements d’offices de tourisme mais, au Labo de l’Accueil, les participants ont pris le temps de formuler les pires expériences que nous faisons vivre aux usagers. Je vous en propose un florilège, c’est la partie récréation de l’article…

Nous avons de belles vitres… mais ce ne sont pas des portes ouvertes. Mes clients s’en souviennent après coup(s).

La banque d’accueil prend énormément d’espace et ne laisse pas d’espace suffisant aux clients.

L’entrée principale donne accès à un accueil général avec l’administratif et la billetterie puis une deuxième partie après un couloir proposant de l’information touristique… aucun bonjour, aucune signalétique, un client paumé et mal accueilli.

L’office de tourisme a un espace fortement éclairé et une deuxième salle sombre. Cette salle a une fosse intégrée à la scénographie. Le changement de luminosité ne permet pas de voir le trou et il y a(vait) des chutes.

On propose du wifi mais pas de débit suffisant.

Mon espace wifi est pensé comme un espace convivial avec canapé, une table ronde mais l’internaute veut en fait de l’intimité dans son utilisation.

Nous avons une borne tactile à l’extérieur de l’office sauf qu’un malin y a mis Candy Crush.

Nous avons des écrans situés dans un endroit où nous pensions que les visiteurs regarderaient. Raté.

Je n’ai pas de place mais tous mes murs sont occupés par des papiers. C’est la dictature des prestataires locaux, la crainte de changer.

Quand l’office de tourisme est fermé, les clients nous voient dans la partie back office et expriment leur mécontentement en restant dehors.

(Vous en voulez encore … ?)

Mon espace est restreint, nous avons optimisé les lieux au maximum mais au final, je ne peux pas mettre de sièges confortables pour les conseillers derrière le comptoir.

On a un gros flux et beaucoup d’attente des clients. Les équipes font de l’abatage.

C’est l’été et il pleut, tous les clients se massent dans ma “commune-destination”. Ils arrivent bien énervés après des problèmes de stationnement et de circulation.

Une vingtaine de clients ont réservé une visite guidée et stationnent dans l’office en l’attendant alors que le flux est déjà énorme.

Mes toilettes sont dans l’office de tourisme, cela génère un trafic important et une logistique de nettoyage pour mes équipes.

Nous avons un système de consigne utilisable avec de la monnaie… mais nous n’avons pas de monnaie.

Il y a des demandes de billetterie pour des offres de la destination voisine et je dois inviter les clients à faire 20 km pour aller chez les collègues.

Le cadre est posé. Il y a donc matière à réfléchir sur un certain nombre d’usages. Un bon nombre d’entre vous se sont certainement reconnus dans ces expériences. Pourtant, cela fait peut-être 5-10-15-20 ans que vous les partagez et cherchez à les modifier. Avec quelles méthodes trouver des solutions ?

L’exemple du Challenge Gare Partagée pour accélérer les idées

Le Challenge Gare Partagée a été organisé en 2017 par la SNCF avec un soutien d’animation du collectif Ouishare. Marie-Gabrielle Favé de Ouishare nous a exposé, lors du Labo de l’Accueil, le principe de la nouvelle édition de cette opération qui a pour but de trouver de nouveaux usages aux gares. Suite à un appel à candidatures, des start-ups proposent des concepts et solutions pour imaginer et concevoir de nouveaux rôles et services aux gares d’Ile de France. Si elles sont retenues après pré-sélections et pitchs, elles passent à la deuxième étape : un accélérateur de projets pendant trois jours réunissant entreprises, usagers, collectivités, experts. A la fin, les lauréats pourront s’installer dans l’une des gares et déployer leur solution.

Deux aspects importants m’ont particulièrement marqué. Il ne s’agit pas de créer des services qui se dupliqueront systématiquement mais bien de créer des offres de services adaptés selon les lieux, les fréquentations et l’environnement des gares. On reparle encore une fois ici de contexte d’utilisation. Il y a également une approche pluridisciplinaire forte avec un travail de sourcing précieux en amont.

Ce challenge est un concept très intéressant de par son animation et son aspect transposable. Il fait écho à notre sujet des offices de tourisme qui restent très standardisés dans l’approche du lieu d’accueil alors que les offices de tourisme doivent poursuivre leur mutation.

Vous venez de vous regrouper ? Des offices de tourisme trop peu fréquentés vont fermer ? D’autres vont devoir se faire une beauté tout en se ré-inventant ? Vous fermez tout et vous vous appuierez sur les partenaires ?
Vous tenez peut-être là votre Labo de l’Accueil Local ou votre Challenge Accueil Partagée.

L’environnement de l’office de tourisme de Val de Garonne

A force, je ne sais plus si nous devons réellement parler d’office de tourisme pour cette structure et son équipe. Je la nommerais bien « pépinière de concepts ».  Vous avez déjà entendu parler de cet office de tourisme « comme à la maison » sorti de chantier il y a 7 ans maintenant. Justement, nous avons demandé à Marion Oudenot-Piton, chargée de développement, où on en était après toutes ces années. Le concept se décline, ou plutôt la dynamique créative se répand, toujours autour de valeurs de partage, de collaboration extra-touristique et d’expérimentation.

L’esprit « comme à la maison » a pris forme hors les murs dans une épicerie locale d’abord, devenue relais d’information pendant deux ans. L’année dernière, une bulle d’immersion touristique a été installée à la coopérative viticole locale reprenant les codes du concept de l’office mais ré-adapté au lieu. Le dernier venu est un office de tourisme mobile pensé pour le confort des collaborateurs et pour la découverte des voyageurs. Véritable cabinet des curiosités ambulant, pensée avec les futurs usagers, la remorque déploie notamment ses espaces en actionnant simplement un levier.

Dans les tuyaux, le projet d’un non-office de tourisme dans une commune du territoire. Mis en stand-by depuis près de deux ans, le projet est de nouveau sur les rails. Ce lieu totalement hybride aura de nombreux services pour les locaux et les voyageurs mais il ne sera pas géré par l’office de tourisme pour laisser libre cours aux idées de tout horizon.

Les ingrédients : tout un environnement qui s’est construit avec le temps. Pas de challenge en trois jours ici mais une mutation de longue traine de plus de 7 ans impliquant les équipes, les usagers et les acteurs locaux.
Un environnement propice pour s’inspirer de tous les secteurs, créer sans copier, se donner le droit de se tromper, adapter et s’adapter, puis recommencer…

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Et si nos destinations choisissaient de se déconnecter ?

mer, 24/01/2018 - 07:00
Quand l’envie de se déconnecter nous tiraille …

Notifications intrusives, partage constant sur les réseaux sociaux, mails à n’en plus finir… le numérique nous suit partout. Présent dans nos open spaces, invité dérangeant lors de nos repas, l’écran de nos smartphones nous accompagne toute la journée et est souvent la dernière chose que l’on voit avant de s’endormir. On s’offre une petite “digital detox” ?

« Moi je le fais, mais je peux m’en passer » Vous y croyez vraiment ?

Créer la dépendance et offrir le sevrage… Quand le tourisme surfe sur la « digital detox »

Quelle meilleure période pour se ressourcer que les vacances ? Pourtant, avec Facebook, twitter et Instagram, notre utilisation du numérique reste sensiblement la même. Le WIFI s’installe sur nos plages, le moindre capuccino se révèle être une photo instagrammable tendance, et beaucoup de selfies de couchers de soleil partagés sur les réseaux sociaux ne représentent en réalité qu’un rapide aller-retour sur la plage pour capturer ce moment « magique »

En passant, vous avez déjà remarqué la petite satisfaction que vous procure chaque like ? Cette petite dose de dopamine vous place subtilement en situation d’addiction. Croyez bien que les réseaux sociaux le savent et l’exploitent. (Voir le reportage d’Envoyé Spécial « accro aux écrans »)

Certains professionnels du tourisme ont anticipé ces maux et les offres touristiques de « digital détox » (comprenez plutôt « déconnexion temporaire ») se multiplient.

Quelques exemples…

  • « Innocent Un-plugged », un festival musical déconnecté

Tenu chaque année dans un lieu différent et secret (divulgué quelques semaines à peine avant l’évènement) le festival Innocent Unplugged regorge d’activités pour nous reconnecter à la nature, aux autres et à soi, en musique. Les téléphones y sont interdits, ici, c’est l’interaction humaine qui prime !

Séjours « WE FREE ZONE » en Normandie où la méditation côtoie yoga et randonnée, camps de vacances pour enfants où les smartphones sont laissés à la maison, agences spécialisées dans la déconnexion comme Into The Tribe, en passant par les hôtels proposant de vous confisquer smartphone et autres tout en vous accompagnant dans cette « détox » pour une jolie petite somme… Autant dire que cette tendance marketing semble avoir de beaux jours devant elle.

Avant, on payait pour avoir le WIFI, maintenant on paie pour ne plus l’avoir. Quelqu’un a dit pigeon ?

Une tendance de fond ?

Malgré la facilité à voir cette « détox digitale » comme un simple coup marketing, une étude menée par JWT Intelligence nous informe que 41% des millenials interrogés pensent ne pas réussir à profiter pleinement de leurs vacances à cause de la présence des écrans.

Et si, voyager sans être connecté devenait l’ultime expérience ?

Alors là je vous demande un peu de bienveillance pour qu’on imagine ensemble un futur … un peu différent.

En janvier dernier, Paul Arseneault et Pierre Bellerose dévoilaient les quatre grands mouvements qui impacteront le touriste à l’horizon 2030. On y découvrait alors que le touriste de demain deviendra entièrement numérique, avec de nouvelles technologies qui viendront fluidifier l’expérience de voyage. On y découvrait également que d’ici 2023, 80% de la population aura une identité numérique et que chacune de nos préférences et actions seront encore plus rationnalisées et exploitées qu’aujourd’hui.

Voilà pour les faits. Maintenant, partons du principe, que l’on désire, semble-t-il, que ce que l’on ne possède pas.

Est-ce que, dans 10 ou 15 ans, la déconnexion ne deviendrait pas le luxe suprême ?

La France a pour objectif d’être entièrement équipée en très haut débit. On va vivre dans des villes de plus en plus urbanisées et on sera de plus en plus connectés. 

Alors est ce qu’on aura pas envie, le temps de nos vacances, de se déconnecter de nos écrans pour mieux se reconnecter à nous-même ?

Déconnectés, par choix

Et si demain, les destinations qui sortiront du lot seront celles qui auront à cœur la reconnexion de leur clientèle avec elles-mêmes ?

 

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Toi aussi, invente ta destination !

lun, 22/01/2018 - 07:00

J’ai eu le plaisir d’intervenir ces derniers jours auprès des acteurs du tourisme et des élus de la communauté de communes Marche et Combrailles en Aquitaine. C’est normal si ce nom là ne vous dit rien, car la communauté de communes vient juste de se doter de ce nouveau patronyme… Par contre, si je vous dit qu’elle est née de la fusion des communautés de communes de Chènerailles, Auzance-Bellegarde et Haut Pays Marchois, de suite, ça vous parle, non?

Allez, je précise : géographiquement, vous pouvez situer le territoire dans les Combrailles Creusoises, autrement dit dans le Limousin qui fait maintenant partie de la Nouvelle-Aquitaine… C’est beau la géographie, non?

Quand on veut absolument s’inventer une nouvelle destination…

Cette intéressante réunion, fort participative, avait pour but de définir le rôle du nouvel office de tourisme communautaire, fusion de.. (non, je vous passe le listing des noms des ex-offices de tourisme et syndicats d’initiative du territoire). C’est là qu’un hébergeur, très investi dans le collectif, a suggéré que dorénavant, chaque professionnel du tourisme fasse sur son site Internet la promotion de cette nouvelle destination “Marche et Combrailles en Aquitaine”…

J’ai vite calmé l’ardeur a inventer une nouvelle destination de cet hébergeur, juste en lui parlant client : Imaginons Didier et Michaël, couple bordelais souhaitant aller passer un week-end “au vert” dans la Creuse. (et oui, c’est de plus en plus tendance dans notre métropole branchée…). Vous imaginez la conversation : “dis chéri, tu penses qu’il vaudrait mieux choisir Creuse Confluence, Monts et Vallée Ouest Creuse, ou Marche et Combrailles en Aquitaine, comme destination de week-end infra-Creuse?”. 

Car avec la loi NOTRe, chacune des six nouvelles communautés de communes du département s’est dotée d’un nouveau nom pittoresque. Nom qui a été immédiatement attribué au nouvel office de tourisme communautaire. Nom que personne ne connaît, à part la direction générale des collectivités locales à la préfecture de Guéret, Creuse Tourisme et l’équipe de la MONA (qui se spécialise en géographie administrative…). Donc, soyez déjà bien content que nos bobos bordelais aient identifié la Creuse…

Tout irait bien si élus et acteurs du tourisme locaux séparaient franchement ce qui ressort d’une nouvelle entité administrative au service des citoyens de ce qui peut être perçu par le visiteur comme destination!

Laissons donc Didier et Michaël trouver un hébergement sympa en Creuse, sur AirBnB ou un site institutionnel. Et quand ils seront arrivés sur place, ce sera à l’hébergeur ou au restaurateur de leur faire lire la géographie locale. Comprendre l’alchimie des Combrailles, région naturelle, à cheval sur trois départements et deux régions, ça fait partie du voyage et de la découverte. Et c’est magique !

Notre principal problème est donc l’inventivité des acteurs et élus locaux et l’empressement qu’ils ont à essayer de faire vivre leur nouveau territoire dans la communication touristique.

Tous aux balcons

Parfois, les ateliers participatifs, les réflexions des commissions tourisme ou les intenses travaux d’agences de communication accouchent de noms d’offices de tourisme qui “parlent au touriste”.

On a ainsi vu apparaitre, pour l’office de tourisme de la communauté de communes des Balcons du Dauphiné (Isère) le nom porteur de “Tous au Balcon“. On imagine le quotidien des conseillères en séjour…

Souvent, il est de bon ton d’ajouter une couleur, manière de” donner une image positive et identitaire au territoire”. On a ainsi  des Offices de Tourisme du Quercy blanc, des Beaujolais vert et des Anjou bleu… 

Le nouveau nom de l’office de tourisme emprunte fréquemment les caractéristiques géographiques du territoire. C’est ainsi que sont dernièrement apparus des noms exotiques : Erdre, Canal et Forêt, Maine-Saosnois, ou Puisaye Forterre.

Dans ce cas-là, le nom de l’office de tourisme est lié au territoire, et avec une bonne recherche sur wikipedia, le touriste peut savoir à peu près où il part en vacances… Mais malgré tout, ça ne va pas être facile à installer sur les marchés internationaux, toutes ces marques…

Mais il y a bien pire : les noms qui ne correspondent à rien du tout de compréhensible par le visiteur potentiel (même si chaque patronyme a une bonne raison d’exister) : ainsi, l’Office de Tourisme Monts et Vallée Ouest Creuse est né de la fusion des Offices de la Vallée des Peintres et de celui du Pays des Eaux Vives… Et je ne vous parle pas de l’Office de Tourisme des Deux Fleuves (Seine-et-Marne), des Trois Pays (Pas-de-Calais) ou des Quatre Vallées (Loiret)…

  Un quizz pour transformer vos élus

J’ai donc pensé à vous, qui avez à convaincre vos élus et vos acteurs locaux. Mettez-les dans la peau du client. Lorsqu’ils vont proposer un nom burlesque pour votre office de tourisme, soumettez-les à ce quizz. Il s’agît juste de replacer l’office de tourisme en question dans son département. S’ils obtiennent au moins 60% de bonnes réponses, ça veut dire que les touristes qu’ils représentent sont hyper forts en géographie créative, et que donc ils ont le droit d’inventer une nouvelle destination…

Dans le cas contraire, proposez-leur d’affecter le budget “logo-marque de destination-identité graphique” à la qualification de l’offre touristique. Un client satisfait, c’est un client qui se souviendra du territoire, et qui en fera la promotion, avec ou sans nom bizarre…

CLIQUEZ SUR L’IMAGE POUR FAIRE LE QUIZZ

Promis, dans quelques jours, je vous donne les résultats!

Actualisation du 30 janvier

Comme promis, voici les résultats sur 501 participants au quizz : le résultat moyen est resté stable : 33% de bonnes réponses.Dans le détail, on peut dire que les élus de la communauté de communes Marche Occitane – Val d’Anglin, dans le Cher, en nommant leur Office de Tourisme du même nom que la CDC n’ont pas contribué à éclairer le visiteur sur l’emplacement stratégique de leur destination. 90% des répondants voient ça en Ariège ou dans l’Aude, mais pas en Région Centre… 

A contrario, c’est l’office de tourisme Coeur de Bastides qui est le mieux situé dans le Lot-et-Garonne par 43% des répondants…

Un lecteur me fait remarquer avec raison que l’Office de Tourisme de “Terre de Haut” en Guadeloupe emprunte son nom à la commune sur laquelle il est situé; ce n’est donc pas une “nouvelle destination”. 

Bon, y’a encore un peut de travail à faire, Mesdames et Messieurs les Elus…

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Google et les agences en ligne, je t’aime moi non plus ?

ven, 19/01/2018 - 09:57

Cela serait un truisme de dire que Google ne s’intéresse pas au tourisme ou que d’une manière générale, il n’essaie pas de fournir une information de plus en plus « contextualisé ». Il suffit de regarder une simple page de résultats de ce moteur de recherche pour facilement s’en convaincre. 

Nous sommes certes en présence d’une information pas forcément très inspirante pour ne pas dire très sexy, mais qui répond globalement aux besoins des consommateurs en phase de préparation ou une fois sur place. N’oublions pas à ce sujet la place du mobile dans le tourisme. Si j’osais presque, on pourrait dire que c’est presque un mini-site internet, rien que dans la page de résultats…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cela fait quelque temps que nous parlons de ces différents points sur le blog. On peut citer par exemple l’article de Jean-Luc sur le programme “Local Guide de Google” (Local Guide de Google : un nouvel outil pour les destinations ?), ou bien mon billet sur les guides de voyage (Google Travel Guide ?).

Ces derniers jours, l’actualité comporte quelques nouveautés importantes pour les professionnels du tourisme. Tout d’abord on apprend que Google My Business supporte désormais de manière native les vidéos (Google My Business supporte officiellement la vidéo native). Une nouveauté permettant d’apporter un élément de séduction supplémentaire aux consommateurs (cf. le poids de plus en plus important, pour ne pas dire déterminant de la vidéo dans le cycle décisionnel), et qui renforce en même temps la portée du Knowledge Graph du moteur de recherche (cf. capture d’une page de résultats de Google ci-dessous).

 

 

 

 

 

 

 

Enfin, je conclurai sur deux informations intéressantes. En premier lieu sur le bouton “Réserver une chambre” où on voit clairement que Google oriente le consommateur vers les canaux lui permettant de se rémunérer (Nouveau bouton de réservation sur Google ou comment faire un pas de plus). Pour compléter ce point, la chronique sur ZDNET, Voyager plus coûteux pour les internautes à cause de Google ?, permet encore mieux d’appréhender la problématique. Je finirai sur un élément complémentaire identifié par notre ami Thomas Yung sur le Knowledge Graph et plus particulièrement sur les avis des consommateurs (Comment Google détourne vos clients vers les OTAs).

C’est loin d’être transparent pour le consommateur… On est là devant une des contradictions du géant de Mountain View. Google essaie de se positionner de plus en plus sur le tourisme (Google Travel ?), tout en essayant de ménager ses principales recettes publicitaires. Le tourisme est en effet un client important pour le moteur de recherche. L’année 2018 devrait être riche en rebondissement. Google et les agences en ligne, je t’aime moi non plus ? 

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La créativité peut-elle supplanter l’identité d’une destination ?

mer, 17/01/2018 - 06:30

Porto Moniz. Nord Ouest de l’île de Madère. Tripadvisor nous vendait des bassins pour se baigner à proximité immédiate de l’Océan. Une vraie expérience !

Dans le restaurant de l’hôtel, les propositions atypiques de plats de viande et de poisson s’enchaînent. On se met à douter de l’intégrité psychique du Chef. C’est comme s’il se disait : « J’ai du poulet. J’ai des crevettes. J’ai des fruits de la passion. Et si je faisais du poulet aux crevettes avec une sauce Maracuja».

Si ce n’était que ce menu, que ce restaurant, ça n’aurait pas été le sujet de ce billet. Dans tous les restaurants de cette station côtière mais aussi dans d’autres villes et villages de l’île, on retrouve ces propositions excentriques, entre paresse intellectuelle et manque d’expertise et de créativité. Ce n’est pas uniquement sur la cuisine mais aussi sur les infrastructures touristiques comme ces piscines « naturelles » à Porto Moniz, ces sentiers pavés en altitude ou cet héliport jamais utilisé.

Ma réflexion à travers cette histoire est : « Sur quoi se base-t-on pour inventer des recettes au sein d’une destination touristique ? » Sur un terroir ? Sur des chefs de renom ? Sur des formations réalisées par des experts du tourisme internationale validé par l’Organisation Mondiale du Tourisme ? Sur une tradition culinaire des habitants ? 

Ici, on a le sentiment qu’il n’y a pas ce socle commun, cet ADN partagé par l’ensemble des professionnels du tourisme, de l’hôtellerie et de la restauration pour enchanter la destination. Mais Madère, c’est quoi au final ? Un bout autonome du Portugal ? La patrie d’un certain Cristiano Ronaldo alias CR7 ? Une île-montagne aux paysages dignes de l’imagination de James Cameron dans Avatar ? Une végétation luxuriante tout au long de l’année ?

Or, en voyageant à travers ce territoire, on parcourt avant tout une destination qui a été construite sur des attentes passéistes de visiteurs. On a construit historiquement cette destination pour les voyageurs qui avaient une certaine vision du voyage (et a qui on a imposé cette vision). Or, tout ceci a bien vieilli. Les stylos estampillés du prénom de sa bien-aimée, les dés à coudre à l’effigie de Madeira, etc. sont toujours en vente sur les étales des boutiques de souvenirs depuis dix ans ou plus. Et ça prend la poussière…

Mais alors, une destination qui n’a pas réussi à valider ce socle commun, cette identité partagée par tous, est-elle vouée à décrépir à petit feu à coup d’offres soldées sur Booking et sur Expedia pour attirer le vieux voyageur aux attentes passéistes ? Comment peut-on fidéliser des voyageurs dans ce cadre-là ? Après avoir gratté l’Île de Funchal sur sa Scratch Map, pourquoi vouloir revenir ?  Pour vivre quelle expérience ?

Alors oui, les marques de destination, là, elles ont une vraie utilité ! Non pas pour inventer un nouveau slogan et refaire le logo avec une nouvelle fleur ou avec le buste de CR7 mais pour insuffler ce socle commun aux habitants, aux professionnels, à l’ensemble des acteurs de l’île. Car oui… les habitants, on s’est même posé la question de savoir où ils étaient sur l’île. Or, en prenant les bus locaux et en allant déguster la poncha à la fête eucharistique Santa Amaro à Santa Cruz ou dans les bars des villages en altitude, on les a bien vu, à vivre, à rigoler, à discuter.

Et c’est bien eux la richesse de l’île, son avenir économique et touristique. Or, si les habitants restent à l’extérieur de cette économie touristique, si le territoire ne fusionne pas avec la destination, Madère continuera à subir les effets du temps et donc ne pourra pas répondre aux attentes de ces nouveaux voyageurs en quête de sincérité, de rencontres, d’apprentissage, d’inspirations. Car demain nous ne voyagerons pas uniquement pour faire des photos instagrammables mais bien pour rencontrer Luis, Juan, Anita qui nous apprendront à faire de Bola de Caco, à cultiver le vin de Madère ou encore à surfer en hiver sur les vagues de Porto Moniz… Et si les autorités locales ne prennent pas conscience de cela, Airbnb se frotte déjà les mains pour imaginer Experiences, Rencontres & Partage.

Vous sentez vous visés à travers cet article ? Pensez-vous que votre destination cherche à être créatif sans réellement y parvenir ? La solution passera sûrement par la meilleure écoute des habitants et leur prise en compte réelle.

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Le nouveau France.fr, une invitation au voyage ?

mar, 16/01/2018 - 00:48

Crédit : Suresh /R

Le 21 décembre dernier, comme un Noël avant l’heure, M. Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, a présenté la nouvelle version de France.fr, le portail de la destination France, et a dévoilé son nouveau logo. 

Lancé par Laurent Fabius en octobre 2015 pour atteindre les 100 millions de touristes en 2020, la première version m’avait déjà inspiré un billet en forme de supplique pour que ce portail soit digne de la première destination touristique mondiale. Car on en était alors très loin… 

Rappelons quelques chiffres illustratifs de la marque “France” (chiffres du Ministère) : près de 1,5 millions de visites et 2,4 millions de pages vues en moyenne chaque mois sur le portail, et plus 1 670 000 “jaimeurs” pour la page France.fr. Une e-réputation qui oblige à l’excellence. 

Dans son communiqué, le Ministère fait de cette nouvelle version une présentation aux allures de véritable éloge panégyrique : 
“Véritable invitation au voyage, France.fr est un média de séduction haut de gamme révélant une destination aux visages multiples. Conçu pour inspirer, susciter l’envie d’expériences et de voyages immédiats, il invite à la découverte d’une France plurielle, en mouvement perpétuel, pétillante et surprenante.
Le média célèbre les atouts emblématiques de la France : ses destinations et leur identité forte, son art de vivre, son patrimoine et sa culture, les événements qui la font vibrer et les talents qui l’animent.
Bienvenue sur la planète France !

Waouh, vite cliquons pour aller voir !

Un site qui inspire ? Au vu des réactions de beaucoup de gestionnaires de destination sur les réseaux sociaux, il semble plutôt que le site inspire… des soupirs !

La première page laisse un peu perplexe avec le choix surprenant de promouvoir le surf en hiver sur la côte basque. Faut étonner, soit !
Par contre l’affichage en date du 21 septembre sous le titre “Maintenant en France” paraît pour le moins anachronique…

Globalement, cette page d’accueil sensée séduire pour inciter à s’aventurer dans le site, semble particulièrement froide et peu engageante. Bien sûr, comme le dit si bien Philippe Néricault Destouches “La critique est aisée, et l’art est difficile”. Par curiosité, je suis allé papillonner pour découvrir un peu au hasard d’autres destinations-nations. J’ai sélectionné arbitrairement 15 sites présentés dans cette galerie. 

On peut distinguer deux familles, même si les sites sont souvent un peu tout à la fois :

  • les sites informationnels et il faut le dire un peu désuets comme la Thaïlande, l’Italie, l’Espagne ;
  • les sites dits inspirationnels et/ou expérientiels, comme le Maroc, l’Autriche, la Suède, l’Australie, l’Afrique du sud, … ;

France.fr se veut “inspirant”. Pourtant sa première page l’est peu en comparaison de la plupart des sites analogues. Sans doute faudrait-il s’interroger sur le concept même d’inspiration. 

Mais ce qui pose davantage question, réside dans le traitement des destinations régionales.
On y accède facilement avec 2 propositions :

  • une cartographie très minimaliste, franchement très loin de la qualité de traitement de la Chine, ou de l’Australie par exemple ;
  • un jeu de 31 pavés représentant 31 destinations.

Les 31 “destinations” sont sans doute les marques régionales retenues en 2015 pour promouvoir la France à l’international et qui ont bénéficié pour la plupart de contrats de destinations. On y trouve :

  • des grandes villes comme Bordeaux et Lyon, mais pas Nantes ou Lille ;
  • des régions-destinations comme la Corse, la Bretagne ou l’Alsace, mais pas l’Aquitaine, la Lorraine ;
  • des massifs comme le Jura, les Alpes ou les Vosges, mais pas les Pyrénées ;
  • des fleuves ou rivières comme la Loire ou la Dordogne, mais pas la Seine ou la Somme ou le Rhône…

… et surtout il reste pas mal de trous dans la raquette, c’est-à-dire des zones blanches comme la Franche-Comté, la Lorraine, le Poitou, les Charentes, le Berry, etc.

À quelques détails près (toujours discutables et sans doute discutés), ces “marques” permettent d’identifier la diversité paysagère, culturelle et touristique de la France. Mais l’on sait que “le diable se cache dans les détails”, et c’est dans la découverte de ces “régions” que le bât blesse.

Un exemple vraiment au hasard (si, si !), l’Alsace !
On y découvre qu’il faut absolument aller voir Metz et Nancy ! 

Là franchement, c’est de la désinformation ! 
De plus le contenu éditorial s’avère encore pauvre et le calendrier n’affiche qu’une manifestation pour l’année 2018 ! Triste visage pour la plus belle région, sans chauvinisme aucun naturellement ! Chacun ira bien sûr “contrôler” sa destination…

Des partenariats sont en cours de finalisation avec les régions pour alimenter l’équipe éditoriale de France.fr. De même, un engagement clair d’Atout France pour puiser les infos régionales validées et qualifiées dans DATAtourisme semble déterminant pour l’avenir. Dès lors, gageons que ces défauts disparaîtront rapidement…

Ce site portail concentre la plupart des problématiques des sites de destinations. J’en ai évoqué seulement quelques unes et mon petit doigt me dit qu’un autre blogueur se fera un plaisir de poursuivre l’analyse à la lumière de vos réactions. 

 

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Le calendrier marketing : l’outil indispensable des CM

ven, 12/01/2018 - 08:00

Chaque année le même rituel pour les community managers : préparer son planning éditorial. Chaque année le même casse tête : trouver les éléments incontournables de sa structure/son territoire sur lequel il va falloir communiquer. Heureusement pour les community managers, les agences de communication sortent leur calendrier marketing : une pépite qui va vous permettre de gagner du temps, de l’argent et de la fidélisation ! 

 

Qu’est-ce-qu’un calendrier marketing ? 

C’est un outil dont se servent particulièrement les agences de marketing. Il permet de répertorier et d’identifier les principaux événements qui auront lieu pendant l’année. Ces événements impactent forcément l’activité commerciale et feront ainsi preuve d’une communication particulière. Ce calendrier permet ainsi d’anticiper et d’organiser les actions pour l’année à venir.

Si chaque mois dispose de son activité “traditionnelle” : la fameuse Galette des rois en janvier, la Saint Valentin en février, la Saint Patrick en mars … Il y a bien sûr des événements plus insolites tels que la fête du Pop Corn le 17 janvier, la journée du Nutella le 5 février ou encore la journée sans Facebook le 28 février. 

 

Pourquoi utiliser un tel calendrier ? 

Ces évènements sont de bonnes occasions pour faire parler de soi ou plus simplement pour créer du contact avec ses clients. Sans compter que ce calendrier permet d’anticiper, de s’organiser et de mettre en place des actions commerciales ainsi qu’une communication bien ciblée. 

Par exemple, cet hiver, en décembre 2017, l’Office de Tourisme de Saint Jean de Mont en Vendée et celui de Luxeuil-les-Bains en Haute-Saône ont profité de la journée des pulls de noël pour faire parler d’eux en lançant des concours photos. Pour rappel, l’article complet est à retrouver ici

Si chaque événement permet de créer une action marketing comme pour les Offices précédents, cela permet également de valoriser certains produits et artisans de son territoire. Comme des boulangers lors de la galette des rois ou encore des restaurants proposant des menus spéciaux pour la Saint Valentin. 

 

Comment utiliser un tel calendrier ? 

Un calendrier marketing ne s’utilise pas tel quel mais doit être complété par les événements relatifs à sa structure ou à son territoire. Une fois tous ces événements relevés il faut voir si ils correspondent au calendrier de l’entreprise puis si c’est le cas, fixer un objectif cohérent pour chacun d’entre eux.

Cet objectif peut être divers : générer du trafic, fidéliser un public, informer des personnes, générer des ventes … Cet objectif peut alors se développer en action marketing pour laquelle il faut définir un canal (réseaux sociaux, promotion sur le web, publication papier …) et une méthode appropriée (renseignements informatifs, jeux concours, invitations …).

 

Vous en entendez parler depuis plus de 5 minutes alors le voici, l’un des fameux calendrier marketing de l’année 2018. Celui-ci a été fait par l’agence Marie Antoinette, c’est l’un des premiers à sortir mais il en existe pleins d’autres !

Calendrier des dates à ne pas manquer en 2018 from Emily Bass

 

Quant on voit l’ampleur qu’on pris certains mouvements comme le Black Friday, on se dit que ce calendrier va peut être bien nous être utile pour préparer nos publications ! 

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Contribue, toi aussi, à l’obsolescence programmée

ven, 05/01/2018 - 07:40

Si vous prenez la peine de lire ce billet, vous comprendrez assez vite toute l’ironie de mon choix de titre. À l’origine de cette idée de sujet, les nombreuses sollicitations de conseils reçues ces derniers mois à propos de la réalité virtuelle.
Le temps passe, les technologies évoluent mais les erreurs restent les mêmes: on part de la techno pour aller vers l’expérience; pire, on fait parfois de la technologie pour la technologie. Résultat des courses ? De l’argent, public ou privé, jeté par les fenêtres et une grosse impression d’avoir bossé dur pour rien de bien séduisant à l’arrivée.
Un peu comme si on programmait nous-même l’obsolescence, voire pire, l’échec, de nos initiatives techno-délirantes, qui avaient pourtant l’air si chouettes sur papier… On continue comme ça ou on se réveille ?

Le César est attribué à…

Je ne sais pas comment vous avez géré le truc en France mais du côté wallon, il y a six ou sept ans, tout le monde y est allé de sa collection de QR codes, ces trucs “géniaux, ultra-faciles d’utilisation et sur lesquels nos mobinautes hyperconnectés allaient se ruer”. En quelques mois, la Wallonie est ainsi devenue un grand parc d’attraction thématique: QR-CodeLand.

Aujourd’hui tous les territoires voudraient oublier l’argent et l’énergie investis dans ce déploiement à grande échelle de ce qui n’a jamais été qu’un échec retentissant: car non, personne ne s’est rué sur ces QR-codes et notre internaute/mobinaute fainéant a vite compris que ces hiéroglyphes du 21è siècle lui faisaient perdre plus de temps qu’autre chose.
Pour comprendre les raisons, pourtant évidentes, de cet échec, je vous renvoie à cet excellent article (en anglais) de Stanley Tan: The One Reason Why QR Codes Failed . Sa réponse: because it sucked. Je vous laisse le soin de traduire. Bref, les QR-codes reçoivent le César du développement foireux à grande échelle.

Et si on en remettait une couche ?

Je vous le disais en introduction, ces derniers temps, beaucoup de destinations ou de structures touristiques (parcs naturels, musées, châteaux,…) me demandent plus ou moins: “ce serait bien pour nous la réalité virtuelle ?”. La question est posée moins naïvement (quoique…) mais je ne vais pas entrer dans les détails car là n’est pas le cœur du problème. En effet, si ces personnes viennent me voir c’est le plus souvent parce que parmi les décideurs dont elles dépendent, il y en a eu un ou deux qui ont vaguement entendu parler de VR dans un salon ou lors d’une conférence de 15 minutes et qui sont depuis lors intimement con(-)vaincus que c’est la technologie miracle qui va donner au village de Tombay-sur-Lecuq la notoriété de Dubaï.

Évidemment, les pros du tourisme ont de gros doutes (les vrais pros, ceux du terrain, pas les gentils élus) et ils viennent surtout me voir pour obtenir des arguments pour expliquer diplomatiquement à monsieur le vice-président du C.A. que ce n’est peut-être pas la meilleure idée du monde. Car une fois encore dans ce cas, on est sur le point de commettre l’erreur tragique de partir de la technologie pour créer l’expérience (foireuse au demeurant, la plupart du temps, quand on s’y prend de la sorte).

Le parallèle entre les chiens et la technologie

Il faut bien sûr suivre les innovations technologiques de près et ne pas prendre de retard mais il ne faut pas non plus oublier à quel point une technologie peut rapidement être dépassée. À l’instar du chien, dont on dit par anthropomorphisme, que pour connaître son âge “humain”, il faut le multiplier par 7, vous pouvez appliquer le même facteur multiplicateur à une technologie: ce super gadget qui a épaté votre vice-président lors de ce salon en juin dernier a déjà pris un sérieux coup de vieux: vous ne trouverez plus de journaliste qui se déplacera pour “ça” en février prochain et vos visiteurs auront déjà testé le “truc” en de nombreux endroits…

Ce qui importe, ce n’est pas la technologie mais bien le scénario expérientiel que vous voulez faire vivre à vos visiteurs.

Bref, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit: la réalité virtuelle peut être pertinente mais à condition de permettre à l’utilisateur de vivre une expérience particulière et bien scénarisée (je vous renvoie à l’effet Waouh dans mon billet précédent).

Ma meilleure expérience avec “un peu de techno dedans”

Vous voulez réussir votre projet innovant, voici mes conseils: lâchez prise, soyez créatifs et imaginez une expérience magique et audacieuse pour vos visiteurs. Une fois votre scénario ficelé, les technologies, peut-être même pas très nouvelles, les plus adéquates pour le soutenir apparaîtront comme des évidences. Et ça, ce sera le job des prestataires techniques; le vôtre c’est d’être créatifs. Au final, ce sera peut être de la réalité virtuelle ou peut-être tout simplement un jeu de sons et de lumières qui aurait déjà été possible techniquement il y a vingt ans de cela: ce n’est pas la techno qui déclenche le “waouh” mais bien le déluge d’émotions et la qualité du scénario !
À ce titre, je garde un souvenir exceptionnel d’une réelle expérience vécue au Québec, au Parc de la Gorge de Coaticook, grâce à Foresta Lumina, un parcours nocturne illuminé qui transcende la notion de balade dans un parc naturel. La technologie est bien présente (et les émotions, je vous le garantis, sont au rendez-vous; la magie opère !) mais elle est parfois simplissime: projections et jeux d’éclairages. À d’autres moments, elle est effectivement plus complexe mais toujours au service d’un scénario, d’une histoire bien établie, réfléchie, point de départ de ce projet pour son maître d’œuvre, la société Moment Factory. La vidéo ci-dessous fait 22 minutes et vous expliquera les détails de cet ambitieux développement. Si c’est trop long pour vous, Youtube regorge de videos plus courtes concernant Foresta Lumina.

Bon courage dans vos projets et bonne route ! Mais surtout, ne mettez pas la charrue technologique avant les bœufs de la créativité !

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De très bonnes vidéos avec Filmic Pro

mer, 03/01/2018 - 09:00

Les applications permettant de réaliser des vidéos de qualité sont nombreuses. Parmi celles qui sortent du lot, Filmic Pro, utilisable à la fois par iOS et Android. De plus, si vous possédez un stabilisateur, elle est compatible avec l’Osmo Mobile de DJI, activé par Bluetooth. Sur ce dernier point, précisons que cette application dispose d’une stabilisation interne qui s’ajoute à la stabilisation optique de votre smartphone.

Cette application vidéo offre clairement les ressources d’une caméra professionnelle. Voilà qui peut enterrer l’apprentissage du tournage et du montage via des outils séparés : caméra, reflex vidéo, logiciel de montage sur un pc ou mac.

Pour des vidéos à réaliser, à monter et à diffuser en autonomie depuis le terrain, ce qui est fréquemment le cas dans les offices de tourisme, il ne suffit plus que d’un très bon smartphone, d’un trépied ou perche téléscopique. Vous pouvez ajouter un micro cravate pour les interviews et un micro externe pour l’ambiance. Seulement si votre smartphone conserve une prise jack (ce n’est plus le cas des derniers modèles d’iPhone).

Filmic Pro vous permet d’intervenir sur les réglages comme pour une caméra ou un réflex numérique : balance des blancs, vitesse d’obturation, Iso, exposition, température des couleurs. Ici un exemple de réalisation dans les rues de Madrid avec alternance de vidéos et de photos insérées, bien que je trouve que l’on frise parfois la sur-exposition et d’autres fois la sous-exposition. 

Prise en main

Comme pour toutes les actions de tournage, il convient d’anticiper les prises de vue : 

  • sujet défini en amont
  • cadrage et éléments de composition
  • éléments sonores 

Avant de tourner, il convient donc d’écrire une histoire et d’imaginer les différents plans qui la composeront (plans larges, moyens, rapprochés, séquences…) afin d’alterner les plans et rendre l’histoire fluide.

Au bas de l’écran les fonctions prioritaires :

  • durée enregistrement
  • capacité stockage
  • entrée du son
  • batterie

Pour enregistrer le gros bouton blanc en bas à droite.
Comme ailleurs, vous déplacez le réticule carré à l’endroit où vous souhaitez assurer la meilleure netteté. Déplacer le réticule rond revient à choisir l’endroit où la lumière doit être ajustée automatiquement. Ensuite, on bloque chaque réticule à l’endroit choisi, il devient rouge ce qui signifie que les réglages sont verrouillés à ces endroits.

A partir du deuxième icône en bas en gauche, on fait apparaître sur l’écran deux modèles, à droite le réglage de la netteté (réticule carré), à gauche celui de l’exposition (réticule rond), en haut valeur ISO et en bas vitesse d’obturation, comme sur une caméra ou un appareil photo. On peut verrouiller l’une ou l’autre. L’exposition est mesurée par le signe A comme assistance en bas de l’écran et affiche les zébras (rouges pour les zones sur-exposées et bleues sous-exposées). Les zébras bleus et verts déterminent la netteté. On peut aller chercher un curseur sur la partie droite pour faire apparaître le zoom numérique en affichage verticale. Personnellement je trouve que l’on perd rapidement en qualité d’image en voulant zoomer. Il faut vraiment s’assurer d’une grande stabilité de prise de vue à ce moment-là. Mais un secours vous est apporté par une jauge horizontale verte en bas de l’écran dans la commande centrale.La balance des blancs est réglée automatiquement avec des ambiances apparentes dans les icônes jointes, mais on peut le faire soi-même à partir du bouton gauche des couleurs mêlées et en plaçant une feuille blanche devant l’écran et en appuyant sur le bouton AWB. 

La fonction engrenage

L’engrenage du bas, voir la petite vidéo de capture des commandes que j’ai réalisée, permet d’affiner les réglages du tournage. Restez sur sur des critères basiques : 

  • résolution : format 16/9, mais vous pouvez aussi filmer en 1/1 format carré à la Instagram, tout dépend de la diffusion voulue, en HD 1080p, mais si votre mobile est équipé faites-vous plaisir en 4 k, et Filmic Quality
  • vitesse d’enregistrement : 24 ou 25 images secondes pour être raccord avec les standards européens
  • audio : format AAC, choix du microphone
  • et différentes options notamment celles qui permettent de pré-visualiser et de raffiner vos rushes avant de les exporter ou de les envoyer vers votre caméra roll.

Vous pouvez choisir le format de prise de vues en fonction de la diffusion choisie. Le stockage, soit endogène à l’application, soit vers la galerie du smartphone (ma préférence pour monter sur une application extérieure, en l’occurence iMovie) permet de sauvegarder les vidéos vers Dropbox, Vimeo, Google Drive ou YouTube.

Des tutoriels sont proposés et permettent une bonne appréhension de la solution. Et une chaîne YouTube démontre toutes les possibilités pour les nouveaux venus. 

Et sinon pour en savoir plus sur l’utilisation, rien de tel que de visionner cette bonne vidéo pédagogique de Laurent Clause. L’application est vendue 16,99 euros dans l’Appstore ce qui en fait une solution chère à priori mais à mettre en parallèle du fait qu’elle permet de se libérer de l’achat d’une vraie caméra ou d’un appareil photo performant.

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Que 2018 soit une année intelligente et naturelle…

mar, 02/01/2018 - 08:00

Chères lectrices et lecteurs,

Toute la rédaction d’etourisme.info vous adresse plein de voeux de bonheur et de prospérité pour cette nouvelle année.

Une année 2018 qui sera marquée, si l’on en croit les commentateurs, par l’avènement de l’intelligence artificielle dans notre vie quotidienne. Est-ce pour le meilleur ou pour le pire?

Le blog n’échappe pas à cette grande discussion. En juin dernier, Nicolas faisait un point très précis sur le sujet : “intelligence artificielle, où en est-on dans le tourisme?“. Des chatbots aux traducteurs de poche, les applications dans nos métiers sont multiples, en effet.
Durant la trêve estivale, vous avez pu voir que l’intelligence artificielle donne le vertige, comme l’expliquait Paul.

Et puis, les participants aux #ET13 ont pu assister à cette mémorable Ginger Battle entre Pierre Eloy, défenseur de l’intelligence émotionnelle, et Antoine Chotard, partisan ardi de l’intelligence artificielle. 

Il vous faut revisionner cette vidéo car derrière la boutade, tout le débat autour de la place de l’humain dans le numérique est totalement présent. Aussi présent que le rappel des mutations bénéfiques apportées par le numérique.

Donc, 2018 serait donc l’année de l’avènement de l’intelligence artificielle, de la gestion fine de vos données client, des enceintes connectées dans votre chambre d’hôtel, de votre assistant personnel durant tout le voyage, et du chatbot à chaque étape de votre séjour… Pourquoi pas, finalement? Ainsi, plus de place à la surprise (aux mauvaises surtout) et plus de perte de temps…

Et si on était aussi juste naturels?

A l’heure des bonnes résolutions, je me prends à espérer que à coté de l’intelligence artificielle, on retrouve surtout du naturel dans notre façon de prendre des vacances. 

J’ai lu avec intérêt la semaine dernière le billet de Guillaume Cromer sur son blog id-tourisme.fr intitulé “minimalisme, bonheur et instagrammité dans le tourisme“. Guillaume s’interroge sur cette tendance à “marketer” tout ce qui est, ma foi, fort naturel… Et que demain, de simples vacances en camping ou en gite rural peuvent devenir une expérience étonnante si simplement on se met à les instagrammer et à en faire une belle vidéo.

Je nous souhaite donc, en cette année 2018, d’être toujours aussi intelligent, mais aussi simplement naturels…

 

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Pour promouvoir votre destination, contez (sur) Noël !

jeu, 21/12/2017 - 07:00

En ce 21 décembre, vous êtes sans doute en train de réfléchir à votre nouvelle recette de bûche de Noël. J’ai donc choisi de continuer à vous faire rêver en parlant de cette période magique !

Si vous imaginez que l’hiver est à consacrer uniquement au montage du budget et à la saisie sur SIT, détrompez-vous ! Il y a des territoires qui ont su faire de Noël un temps fort de leur fréquentation touristique et un rendez-vous privilégié.

Je vais bien-sûr parler de l’Alsace, l’incontournable, qui bénéficie d’une réputation « naturelle » avec le “Christkindelsmärik” (plus facile à écrire qu’à prononcer) – marché de Noël de Strasbourg qui date du XVIe siècle – et toutes ses traditions de Noël : défilés de personnages de légendes, chants participatifs, ateliers pour les décorations de fenêtres de l’Avent, gâteaux de Noël (les fameux Bredele),… On retrouve effectivement Strasbourg à la 13e position des meilleures villes où passer Noël selon CNN, à la 14e place pour le magazine Conde Nast et même à la 6e place pour ce site de voyage

Quoi qu’il en soit une petite recherche Google « Best Christmas destinations » ou « Meilleures destinations pour Noël » prouve que Noël est une période de départ privilégiée pour notre population en quête d’évasion !

Quelques destinations touristiques françaises surfent déjà sur la vague neige de Noël pour attirer les visiteurs.

L’Alsace

L’Agence d’Attractivité de l’Alsace (anciennement RésOT-Alsace) est probablement pionnière avec son opération « Noël en Alsace » lancée en 1992. Mandaté par la Région pour piloter et coordonner l’ensemble de l’opération, le réseau des OT avait pour idée initiale de valoriser touristiquement les traditions anciennes de manière méthodique, en associant étroitement les Offices de Tourisme. 7 Pays de Noël ont été créés pour diffuser sur l’ensemble du territoire au delà de Strasbourg et axer sur le côté culturel de l’événement. Un beau symbole d’une démarche globale assez vertueuse.

Les 7 « pays » sont mis à l’honneur sous des noms féeriques : « Le pays des lumières », « Le pays du sapin », « Le pays des étoiles », « Le pays des chants et des étoffes », « Le pays des mystères », « Le pays des saveurs », « Le pays des veillées ». Chacun propose un programme d’animation avec expositions, cortèges, spectacles, ateliers, concerts, etc. Un site web est consacré à l’opération : noel.tourisme-alsace.com

Le succès est incontestable, les retombées fulgurantes : depuis le début de cette campagne marketing, le nombre de nuitées hôtelières en Alsace pour le mois de décembre a triplé. Décembre devient même le premier mois de l’année pour les nuitées hôtelières de la région et le troisième pour la fréquentation touristique. La période de l’Avent (du 25 novembre à Noël) compte plus de 6 millions de visites pour 3 millions de nuitées !

Pour le 25e anniversaire de cette opération, l’AAA a décidé de tout miser sur l’image. Une phase « teasing » d’abord, qui a révélé en images les secrets des artisans du Noël alsacien, puis une deuxième phase 100% instagrammers avec l’opération « #SpotNoelEnAlsace ». 22 « spots » incontournables ont été identifiés au cœur des événements et marchés de Noël sur l’ensemble du territoire. Indiqués par un marquage au sol qui précise le meilleur endroit et un angle imprenable, les visiteurs sont invités à faire et à partager LA plus belle photo « Noël en Alsace ».

 

Le Val de Loire

L’Alsace n’est pas la seule région à miser sur Noël pour attirer les visiteurs. Le CRT Centre a également lancé sa campagne de communication « Noël en Val de Loire ». L’opération, lancée pour la première fois en 2016, fait la promotion des grands sites de la région proposant des animations spécifiques : décorations, illuminations, ateliers, spectacles,… . Un plan marketing ciblant la clientèle parisienne a été déployé : 1 500 arrières de bus, personnalisation de 11 stations de métro, création d’un site commun noelenvaldeloire.com, campagne Google Adwords,… Les sites partenaires ont pu noter une croissance de fréquentation sur la période des animations.

Dans la même région, l’ADT Touraine a imaginé « Noël au Pays des Châteaux », une opération née en 2016 visant à proposer une offre complémentaire aux marchés de Noël de l’est de la France et au ski. La promotion est co-financée par l’ADT et les 5 châteaux participants : habillage de la station de métro Havre-Caumartin à
Paris (pour la proximité des Grands magasins) et du tramway de Nantes, campagne de vidéos sur la page Facebook, avec la maîtrise d’une partie de la production des contenus photos, vidéos et textes, un des axes fort de la nouvelle stratégie digitale de l’ADT.

L’opération est volontairement sélective : les sites partenaires se sont engagés sur une charte de qualité qui prévoit une période de mise en place des décors spécifiques pendant un mois ainsi que des animations, notamment pour le jeune public. 

La première édition a été réussie car les sites ont vu leur fréquentation progresser entre 10 et 25%. Les retours auprès des TO et les premiers constats du public sur les réseaux sociaux et dans les sites semblent montrer la notoriété croissante de l’opération. 

Si vous n’avez ni marchés de Noël dignes de ce nom, ni château et ni station de ski… il vous reste toujours la possibilité de profiter de Noël pour commercialiser votre destination ou d’opter pour une communication Noël tout à fait décalée  !

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Les Français et les sites internet dans le tourisme

mer, 20/12/2017 - 08:00

Oui.scnf, antérieurement Voyages-sncf, a fait réaliser par CSA Research une étude sur les Français et les sites Internet dans le tourisme (e-tourisme). Ce travail a été présenté en avant première à Oui Work, le lieu éphémère de Oui.sncf. On y apprend plusieurs données de cadrage sur les pratiques des Français en matière de numérique et plus particulièrement dans le domaine du tourisme (méthodologie : échantillon représentatif de 1 004 Français âgés de 18 ans et plus).

La réservation de voyage est la première pratique d’achat en ligne des Français

L’hébergement est en effet ce qui est le plus acheté en ligne suivi de la mode et des produits culturels. En effet selon cette étude, 59 % des Français ont régulièrement recours à Internet pour réserver/payer un hébergement, 48 % pour acheter leurs billets de train et 45 % pour acheter leurs billets d’avions. A titre de comparaison concernant les autres biens de consommation et services, 49 % des Français achètent régulièrement leurs vêtements en ligne, 43 % des billets de spectacle.

Les produits achetés en ligne par les Français

Le  nombre de sites internet dans le tourisme connus (notoriété assistée) par les Français est de 14,6 sites Internet.  Les Français déclarent ainsi utiliser en moyenne 3,6 sites pour préparer un voyage.

Les Français à la recherche d’un accompagnement en ligne plus poussé ?

Les Français sont de plus en plus à la recherche d’information et d’inspiration sur Internet pour préparer un voyage avec de plus en plus l’habitude de réserver en avance pour disposer de tarifs plus attractifs. Le prix reste et demeure ainsi le facteur déterminant d’achat. D’une manière générale, la tendance est donc de penser les sites internet pour favoriser l’inspiration ou bien  proposer des idées de séjours/d’activités (guides de voyage, les incontournables, activités insolites par exemple). On notera entre autre qu’environ 1/3 des Français recherchent de l’inspiration sur les réseaux sociaux. 

8 Français sur 10 souhaiteraient que les sites de e-tourisme les accompagnent depuis la préparation du voyage mais aussi pendant leur séjour et jusqu’à leur retour, en leur proposant des services et moyens de transport sur toute la durée de leurs vacances.
Ils sont tout aussi nombreux (80 %) à attendre de la part des acteurs du e-tourisme une plus forte personnalisation des offres, adaptées en fonction de leurs goûts et de leur manière de voyager.

Le prix reste demeure un facteur essentiel pour la réservation en ligne

Les principales attentes des Français pour les sites Internet dans le tourisme

Les attentes les plus importantes pour les Français en ce qui concerne les sites Internet sont à rapprocher de logiques marketing et de service. En effet les attentes prioritaires sont la transparence sur les prix, l’accompagnement et la présence en cas de problème ou d’imprévu, et enfin que les sites web soient facilement utilisables. On constate en effet que les sites Internet ne sont pas forcément très transparents sur les prix (par exemple les frais de dossier qui s’ajoutent au moment de la réservation). Les sites Internet pèchent également souvent en ce qui concerne la relation avec le consommateur (par exemple pour certains sites, c’est le parcours du combattant pour contacter le service client). Les sites Internet ne sont enfin pas toujours faciles à utiliser (vous avez ergonomie et utilisabilité ? funnel de conversion loin d’être optimisé…) 

Les principaux enseignements de cette étude sont résumés dans l’infographie ci-dessous :

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Rétrospective 2017 – Mon best-of vidéo

mar, 19/12/2017 - 07:00

En cette période de fêtes de fin d’année qui approche, votre blog préféré ne déroge pas au marronnier des rétrospectives et autres best-of.

Storytelling, expérience sont les mots qui reviennent régulièrement dans nos billets. Voici 5 vidéos parmi mes coups de cœur de l’année. Elles ont toutes un petit truc qui font que j’aurais aimé en être le réalisateur. En attendant, ce sont de belles sources d’inspiration.

1/ La + “dual-branding” – We listed the entire country on Airbnb – Suède

Une vraie curiosité que cette vidéo sortie en cette année 2017 qui marque le pic d’un contre-feu des institutions face à la pieuvre tentaculaire Airbnb. Le parti-pris de la Suède: pour apprivoiser la bête, coopérons. Pour ne rien gâcher, la voix-off très flegmatique ne manque pas d’humour.

2/ La + “arty” : The Views Are Different Here – Toronto

Parce que la ville de Toronto m’est complètement inconnue et qu’elle fait partie des destinations de ma wishlist, voici la vidéo qui m’a le plus donné envie de partir pour un urban trip (désolé Paris et ton Anne Hidalgo complètement love au concert de David Guetta sous la Tour Eiffel).

3/ La + politique : #EveryoneIsWelcome – Los Angeles

Quelques semaines après l’investiture de Donald Trump à la présidence des États-Unis, la Cité des Anges prend le contre-pied de l’Amérique qui se replie et dame le pion à sa voisine San Francisco sur le terrain de l’ouverture ethnique et culturelle.

4/ La + manga – Warm, winter Canada – Canada

Makoto Shinkai est un réalisateur plutôt habile de films d’animation (3 films primés sur les 5 qu’il a réalisé). En quelques secondes, l’auteur imprègne de son univers visuel doux quelques sites canadiens (le Parc National de Banff, les chutes du Niagara, Vancouver, Toronto). Le résultat, de par sa forme, est assez inattendu.

5/ La + “british” – British Airways safety video

Comme moi vous aimez le cinéma et l’humour anglais? Cette vidéo est le combo parfait : une flopée de stars (Chiwetel Ejiofor, Gordon Ramsay, Thandie Newton, Gillian Anderson, Rowan Atkinson, etc.) et une écriture qui puise très largement dans l’univers de Ricky Gervais. Ce n’est pas une vidéo de destination mais on reste dans le voyage et j’ai envie de prendre ce vol direct.

Bonnes fêtes de fin d’année.

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Le top des articles tourisme & digital 2017

lun, 18/12/2017 - 07:00

La transformation numérique du tourisme et son incroyable rapidité a renforcé le besoin pour les professionnels d’une veille permanente. Veille sur les innovations technologiques, sur les évolutions des usages, sur les expérimentations, sur la concurrence, etc.

C’est la raison d’être de la Revue de presse Tourisme & Digital, hebdomadaire et totalement gratuite que vous connaissez peut-être et êtes même pour certains abonnés !

En cette fin d’année, je vous propose un petit « making of » ou secrets de fabrication et surtout un palmarès 2017 des clics qui reflète bien les préoccupations des professionnels du tourisme et de la culture.

Dans nos vies surchargées et connectées le temps est souvent la ressource la plus rare. L’idée de cette revue de presse hebdo était donc de gagner du temps avec une sélection d’articles déjà réalisée.

Organiser une veille : Le making of

Tout est question d’organisation et d’outils :

La veille s’organise très simplement avec les traditionnelles Alertes Google, quelques abonnements à des newsletters bien senties (Etourisme bien sûr ! mais aussi le Journal du Net, Tourmag, TOM, Les Echos, Skift, Veille tourisme, etc.) … et puis il y a vous : les posts sur les médias sociaux m’orientent souvent vers les articles les plus intéressants. Twitter et LinkedIn sont à ce titre les plus performants.

Tout au long de la semaine, je veille donc ! et là intervient un outil formidable : POCKET !

Dès qu’un article me semble intéressant, que je sois sur mon mobile ou PC, hop je clique sur la petite icone Pocket et zou le voilà stocké dans ma liste, débarrassé de la pub et même accessible off line sur tous mes devices.

C’est donc dans mes micros -moments de la semaine, dans les transports, dans la file d’attente des commerçants, au café, etc. que je parcours les réseaux sociaux, mes alertes, mes newsletters et dès qu’un article semble pertinent je le « pocket ».

Le dimanche soir (eh oui c’est mon moyen à moi de lutter contre le blues du dimanche soir), j’ouvre mon pocket, je lis (ou pas…) les articles, je garde, je jette, bref je sélectionne en me demandant bien ce qui va vous intéresser…

Newsletter entièrement gratuite, la revue de presse est réalisée avec des outils totalement gratuits : Pocket pour la veille, WordPress gratuit pour la parution sur mon site et le routeur de mail Mail Chimp découvert grâce à Etourisme et cet article mythique pour moi de Pierre Eloy (« et mon flux c’est du poulet, toi aussi devient un boss de la CRM de séjour »), même si je n’ai jamais réussi à créé automatiquement la newsletter depuis le flux RSS de mon WordPress, certainement parce que j’utilise la version gratuite.

Le plus difficile, c’est donc la sélection des articles. Nombreux sont articles au titre alléchant et au contenu déceptif… une version de ce que l’on appelle vulgairement les « putaclics ».

Pas facile en effet de savoir ce qui va vous intéresser tellement vous êtes divers ! Les abonnés de la revue de presse, et c’est une grande fierté, sont très divers.

25% des DMO (pardon, OGD comme disent les québécois), 25% du privé du tourisme, 25% de la culture et 25% de divers (agences, consultants, autres).

Lancée en juin 2016 avec 23 abonnés amis, la revue de Presse Tourisme & Digital en compte environ 1000 lecteurs hebdo. Bien entendu, déformation professionnelle et orgueil me poussent à regarder les taux d’ouverture t les taux de clics, c’est pourquoi les abonnés totalement inactifs sont régulièrement « éliminés ».  Avec des taux d’ouverture et de clics supérieurs à 50%, je me dis que la Revue de Presse a rencontré son public.

 

Le Top 3 des articles 2017

Les articles les plus cliqués en 2017 sont :

  1. De très loin, l’article intitulé « Pourquoi il faut liquider Uber » a été le plus lu de 2017. La force de l’affirmative promettait un véritable point de vue et l’article tenait cette promesse. Les points de vue, les coups de gueules, les polémiques (les clash comme on dit) sont appréciés particulièrement sur les sujets disruptifs pour lesquels nous sommes souvent nous-mêmes ambivalents : utilisateurs, voir admirateurs de l’expérience client, du design ou du service tout en regrettant la destruction sociétale ou sociale que provoque la disruption. A ce titre les très nombreux articles sur l’actualité de Airbnb intéressent toujours.

 

  1. Arrivent en deuxième position, à égalité, deux articles plutôt stratégiques : le « Comment voyagent les diverses générations » de l’excellent blog québécois Réseau veille Tourisme ainsi que le rapport de la Caisse des Dépôts « Intégrer le numérique dans les stratégies touristiques ». Le succès des articles qui synthétise une étude qu’on aura du mal à lire par faute de temps (ici le voyage par générations résume une étude Expédia) ne se dément pas et les lecteurs sont véritablement fans des infographies… Enfin, ces clics montrent que les préoccupations stratégiques sont au cœur de vos questions.

 

  1. Le « TOP 10 des sites et des applications de voyage » complète le podium et montre le succès des TOP, Palmarès, classement, Flop, etc. C’est devenu une règle du web connu de tous ceux gèrent des sites, les lecteurs sont fans des classements et sélections (c’est d’ailleurs la sous-catégorie n°1 des « putaclic » avec les chatons !)

 

L’analyse du Top 20 des articles les plus lus de l’année de l’année, quelques enseignements

Les lecteurs de la revue de presse cultiveraient -ils un certain goût pour le morbide ? Les articles annonçant la mort, la fin, la liquidation attirent nettement : le désormais fameux « Pourquoi il faut liquider Uber » incontestable N°1 de l’année mais aussi , « Ce n’est pas la mort du SEO, c’est la mort de la page web » ;  « Vers la fin des musées » etc.

Plus sérieusement, dans un contexte de bouleversements rapides c’est l’avenir qui intéresse, qui inquiète et qui intrigue. L’avenir des technologies, l’évolution des comportements, les tendances de consommations : les articles avec la promesse de décrypter l’avenir cartonnent toujours : ainsi l’avenir du tourisme, le futur des musées, l’hôtel de demain (toues les combinaisons sont possibles) arrivent presque toujours en tête des clics. Les articles consacrés aux Start-up dénotent bien cette préoccupation de ne pas passer à côté des tendances et de l’avenir : “Les 25 start-up françaises sélectionnées pour le CES”

Google nous a annoncé cette année l’avènement du « Moment Mobile », l’article de Etourisme  correspondant est d’ailleurs un top « Google aux #ET13 : le moment mobile est là ! » . Le mobile se retrouve dans vos préoccupations et les articles relatifs au mobile sont plébiscités : « baromètre des usages mobiles »  ou encore « Infographie : dans l’achat de voyage, l’aventure commence sur smartphone ».

On l’a dit les articles les articles relatifs aux études, aux chiffres particulièrement avec des infographies remportent un grand succès.  Ce qui dénote une vraie préoccupation stratégique. Mais cette préoccupation est accompagnée d’un vrai appétit pour les infos pratiques, les trucs, particulièrement ceux qui permettraient de performer sur les Réseaux sociaux : « les meilleurs jours et horaires pour poster sur les réseaux sociaux »  ou « Email marketing, quels sont les meilleurs moments pour envoyer »  ou encore  « Comment utiliser Snapchat dans sa stratégie digitale ».

Enfin, je dois dire que mes lecteurs ne se laissent pas influencer : c’est rarement l’article mis en première position qui emporte le nombre de clics et plus rarement encore celui que je préfère le plus cliqué !

Mon cadeau pour Noël …

La revue de presse Tourisme & Digital se poursuit en 2018, elle continuera d’être totalement gratuite… c’est un peu mon cadeau de Noël à chacun d’entre vous.

Par ICI pour découvrir les Revues de Presse.

Par ici pour s’abonner : formulaire d’abonnement à la Revue de Presse.

Diffuser, faire connaître, inciter à s’abonner telle peut-être votre contribution à cette Revue de presse dont la philosophie réside sur le partage de l’information.

Je vous souhaite de bonnes fêtes à tous.

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Crello et Designbold : les petits de Canva

ven, 15/12/2017 - 07:00

Allez, un easy friday qui va plaire aux community managers : voici deux nouveaux outils de création graphique que je viens de découvrir.

En février dernier, je vous présentais Canva, qui pour moi est un véritable véhicule spatial du graphisme, tant il me permettait de faire de jolies réalisations sans avoir le moindre sens artistique! Encore plus performant qu’Adobe Spark.

Mais le webservice fait des émules, et je vais donc vous présenter deux cousins de Canva : Crello et Designbold.

Crello, le gif animé en plus

Crello, c’est vraiment le cousin germain de Canva : même organisation du webservice, même design, même le nom qui commence par la même lettre. Avec cet outil, la création graphique sera facile.

Après inscription, il vous suffit de choisir parmi les 31 formats proposés, qui vont des publications Facebook aux cartes postales.

L’interface est assez intuitive, et les fonctionnalités de retouches sont assez développées. De nombreux fonds, images, et thèmes déjà designés sont à disposition. Si beaucoup sont gratuits, d’autres sont proposés à petit prix (souvent moins d’un euro). La plateforme est accessible en français.

Particularité de Crello : vous pourrez créer des Gif animés, comme ci-dessous. Reste ensuite à les télécharger en MP4 avant de les republier.

http://www.etourisme.info/wp-content/uploads/2017/12/crello3-1.mp4

 

        Bolddesign, et ses 40 millions de photos en stock!

Bolddesign est une start-up vietnamienne qui propose des services équivalents à Canva mais qui se bat sur les avantages mis à disposition de ses clients : pas moins de 40 millions de photos en stock, dont 300 000 en accès libre; les autres sont facturées 80 cents l’unité.

L’interface ici n’est disponible qu’en anglais. Mais elle est comme pour Canva ou Crello, excessivement intuitive.

Si ces trois webservices sont vraiment cousins, quel avantage à quitter Canva pour se créer un nouveau compte ailleurs?
Surtout, d’après-moi, pour trouver d’autres suggestions de design. Il y a vraiment énormément de choix! J’aime bien chez Crello la rubrique “inspiration”, classée par catégorie. C’est là que j’ai trouvé cette belle illustration, appropriée avant une dernière semaine de boulot! 

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Tous artistes pour rester vivants

jeu, 14/12/2017 - 07:00

“Quand nous mettons nos photos sur Facebook, sur Whatsapp, nous sommes les idiots utiles de l’IA, nous éduquons gratuitement jours et nuits l’IA, qui va devenir de plus en plus forte et de plus en plus indispensable. Nous nous sommes mis dans un piège. Il faut réfléchir à la façon d’en sortir, et de ne pas sortir de l’Histoire en ayant donné toutes les clefs du futur à l’IA et à ceux qui la possèdent, c’est à dire les géants du numérique : Google, Apple, Facebook, Amazon en Amérique, et puis Baidu, Alibaba, Tencent et Xiaomi en Chine”. Laurent Alexandre, fondateur de Doctissimo nous alerte dans Le Petit Web.

Et si c’était vrai ? Si toutes les invitations à l’économie numérique du partage n’avaient eu pour but que d’alimenter les immenses pompes à flouze que sont les GAFA et Cie ? Plus on parle données et d’Intelligence Artificielle, plus on entend des sonnettes d’alarme se mettre en mouvement. 

Personnellement, je suis un complice et un innocent. Complice d’avoir accepté d’être un cobaye, de confier mes données, mes contenus, mes photos, mes sentiments qui, ajoutés à des centaines de millions d’autres, construisent certes des solutions pour l’instant favorables car porteuses d’innovations et a priori de réseautage social, mais potentiellement dangereuses. Que les GAFA et Cie et les états qui en sont à l’origine évoluent différemment et cela peut arriver à tout moment, au point de brider la liberté des citoyens du monde et nous serons cuits. Privés de liberté. Innocents de n’avoir pas entrevu plus tôt que les formidables machines à cash, masquées par d’excellents storytelling faisant presque paraître les GAFA pour d’aimables ONG, prennent l’ascendant sur tout. Pour le meilleur et pour le pire certainement. Je vous invite vraiment à prendre le temps de visionner ce documentaire et à le partager : Nothing to hide. Il fait froid dans l’échine et invite à la vigilance. 

Il n’y a pas que les GAFA, le monde avance

Bon après, rien n’est jamais perdu. Aux déclinistes qui ne cessent de nous indiquer que tout va de mal en pis, que la misère règne sur terre, rappelons quelques vérités : l’extrême pauvreté a diminué de manière spectaculaire dans le monde en 30 ans ! Allez dire à l’immensité majorité des Asiatiques que le monde s’est appauvri ! Une autre preuve avec le gros pavé de Steven Pinker : La part d’âge en nous, qui nous décrit par le menu que nous vivons dans l’époque la moins violente qui soit. Et le tourisme là-dedans ? 901 millions de visiteurs internationaux entre janvier et août 2017 : + 56 millions, soit +7%, pour la huitième année le tourisme international progresse. Et savez-vous où la progression est la plus forte ? En Afrique à +9% et en Europe à +8%. Côté émissions de CO2 et dégradation de notre planète, le chemin à parcourir dans les consciences et dans les faits est immense, même si de multiples initiatives sont salutaires comme par exemple les efforts de compensation carbone de Voyages du Monde partie prenante de Livelihoods Carbon Fund. L’autre vérité, c’est que 8 milliardaires dans le monde possèdent autant de richesses que la moitié de la population mondiale. Et qui sont-ils ? Tiens donc, ils contrôlent pour partie les GAFA.

Certes en 2050 ou 2060, on ne sait pas, saura-t-on un jour d’ailleurs, les gens avec un QI de moins de 150 ne serviront à rien nous annonce-t-on. J’inverse la supposition : les gens avec un QI supérieur à 150 serviront-ils encore avec l’IA ? Ou bien, l’indicateur de 150 et la définition du QI auront-elles encore un sens au regard de la rapidité d’assimilation et traitement de l’IA ? 

Ce que nous disent tous ces éléments d’horizons différents, c’est que nous ne savons pas anticiper. Mais ce qu’ils ne disent pas c’est qui ne sait pas anticiper ? Car j’ai le sentiment que les cerveaux des GAFA et les stratèges des états qui les abritent, eux, le savent. Les GAFA ont la main : s’ils nous coupent les accès, on est morts compte tenu de notre dépendance. Nous sommes donc asservis.

Mais tout n’est pas fini car je lis beaucoup en ce moment les innombrables articles qui sortent sur l’Intelligence Artificielle, ici en France et ailleurs. Et dans le même je me casse la voix avec ma Google Home qui n’est pour l’instant que sympathique. Quand les tâches sont programmées tout roule, dès qu’il y a de l’improvisation ou une recherche un peu fine les limites apparaissent bien vite. L’écrit sur le clavier ou la voix sur Google Chrome m’apportent pour l’instant plus que la Google Home qui semble surtout conçue pour compliquer des actions simples de domotique. Et pourtant Dieu sait si Google sait ! L’ultra-spécialisation voilà ce à quoi nous conduit le développement de l’Intelligence Artificielle. L’improvisation n’est pas de mise. Normal, l’improvisation c’est la liberté. Alors si vous voulez sauvez votre peau et celle de votre structure touristique, fuyez l’ordre avant de disparaître et jouez de l’improvisation. Autrement dit devenez artistes ! Foutez le bazar, créez de l’émotion, faites tomber les masques de l’accueil formaté.

Face à l’ordre gafaesque je ne vois que ça pour persister et trouver des voies singulières. Et m’est avis que les OGD, si elles veulent survivre, seraient bien inspirées de s’inventer des carrières artistiques au risque de disparaître. Avec la liberté artistique, une autre liberté consiste à vouloir faire à l’échelle locale, y compris dans l’exploitation des données car c’est là que ça se joue. Exemple : l’OGD du Door County dans le Wisconsin a misé sur l’analyse de ses données marchés pour redéfinir précisément les provenances et paniers de ses visiteurs et réorienter ses positions marketing. Et il l’explique dans ses éléments de communication sur sa page membership. Et les spectacles et les arts ont leur place dans sa promo car les locaux sont pris en compte comme étant des consommateurs touristiques. Regardez et écoutez la vidéo jointe, elle est assez exemplaire d’une démarche locale d’intelligence territoriale.

Amsterdam West et l’Intelligence Collective

Autre preuve de la créativité du local contre le global : l’initiative sociale d’Amsterdam West. Là, élus, fonctionnaires et citoyens bénévoles ont mis en place un tissu relationnel hors structure : le micro local, la base absolue, l’instantanéité et on fait remonter les idées et attentes à partir de zones jugées prioritaires. Ce n’est pas le territoire qui est couvert, mais des bouts décisifs, soit parce que laissés à l’abandon, soit très fréquentés. Les animateurs s’assoient sur des bancs et conversent avec les habitants. Les propos collectés sont confrontés à des analyses statistiques où les données prennent toute leur part. Les acteurs locaux sont ainsi directement en prise avec des réalités issues des bases de données et de la vie concrète exprimée. On parle alors et c’est un vieux concept, de l’effet spillover (engrenage) : les nécessités de la base incitent la création de réponses au plus haut niveau (perspective nommée bottom up). Dock.nl est l’un de ces outils d’animation, qui oeuvre notamment dans le quartier difficile de Landhurst pour faciliter les remontées directes et les réponses rapides qui impliquent la population, celle-ci constatant combien la critique est aisée mais l’apport de réponses concrètes difficile et lent à porter ses fruits. La démocratie locale y gagne. Et l’exemple de Livelihoods que j’ai déjà cité témoigne de l’intérêt du local face au mondial, du petit face au super-puissant.

Pour compléter vos lectures, de bien belles approches dans Méta-Media, le cahier de tendances médias de France Télévision. Quelques bribes qui peuvent illustrer mon propos : Amazon vient de s’étoffer de 160 000 salariés en trois mois et en compte 540 000, soit plus que la population de certains pays ! En situation de monopoles ces grands groupes (Google et Facebook ont une influence sur plus de 70% du trafic Internet) se sont enrichis des contenus créés par d’autres. Ils mettent à bas les organisations dites du passé par l’essor de services mondiaux, performants et peu onéreux. Je vous invite à lire ce bel article du non moins magnifique New Yorker. Devenez des havres de créativité, tant dans vos lieux physiques que dans vos actions quotidiennes, dans vos contenus et supports de diffusion, faites humains et complexes, faites localement, soyez artistes, c’est à dire libres, c’est notre seule voie pour rester vivants !

Ressources photos (à la une Amaury Salas – Unsplash ; en coeur d’article Victoria Palacios – Unsplash)

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